Simulateur de salaire net en France (2026)
Calcul dans votre navigateur, sans envoi de données. Net = montant viré sur le compte bancaire (après cotisations et impôt à la source quand il existe). Résultat indicatif, voir les hypothèses affichées sous le résultat.
Où lire la hausse sur un bulletin mensuel
Sur un bulletin classique, l’augmentation en pourcentage porte sur la ligne « salaire de base ». Elle se traduit par un nouveau taux horaire, calculé sur la base légale de 151,67 heures par mois pour un temps plein à 35 heures. Un salaire de 2 500 € brut correspond ainsi à un taux horaire de 16,48 €, et une hausse de 5 % le porte à 17,31 €. Le Smic, de son côté, est de 12,31 € brut de l’heure depuis le 1er juin 2026.
Il est utile de contrôler ce taux horaire, car les heures supplémentaires, les majorations de nuit ou de dimanche et certaines primes s’appuient dessus. Si l’entreprise relève le salaire mensuel sans réajuster le taux horaire utilisé pour ces éléments, la hausse réelle est inférieure à celle annoncée. Le calcul se vérifie en divisant le salaire de base par 151,67 puis en comparant avec la ligne horaire.
Une hausse en pourcentage porte aussi sur le brut, jamais sur le net. Quand le service paie annonce « +3 % », il s’agit du salaire de base ; le net à payer évolue d’un pourcentage voisin, mais pas identique, pour des raisons détaillées plus loin.
La même hausse de 3 % à trois niveaux de salaire
Le tableau suit un salarié non-cadre du privé, hors Alsace-Moselle, avec un taux de prélèvement personnalisé de 5 %. Les trois niveaux sont deux mille, trois mille et quatre mille cinq cents euros brut par mois.
| Brut mensuel | Après +3 % | Gain net avant impôt | Net à payer avant | Net à payer après | Gain net à payer |
|---|---|---|---|---|---|
| 2 000,00 € | 2 060,00 € | +47,50 € | 1 501,19 € | 1 546,22 € | +45,03 € (+3,00 %) |
| 3 000,00 € | 3 090,00 € | +71,25 € | 2 251,78 € | 2 319,33 € | +67,55 € (+3,00 %) |
| 4 500,00 € | 4 635,00 € | +108,28 € | 3 377,28 € | 3 479,96 € | +102,68 € (+3,04 %) |
Aux deux premiers niveaux, le net évolue exactement de 3 %, car toutes les cotisations en jeu sont des pourcentages du brut et le taux de prélèvement est fixe. Au troisième, le brut dépasse le plafond mensuel de la Sécurité sociale de 4 005 € : la fraction de la hausse située au-dessus n’est plus soumise à la cotisation vieillesse plafonnée de 6,90 %, si bien que 80,2 % de la hausse brute arrive en net avant impôt, contre 79,2 % aux niveaux inférieurs. Le gain relatif dépasse donc légèrement 3 %.
Quand une hausse fait baisser le virement : l’effet de seuil du taux neutre
Le prélèvement à la source se calcule en multipliant la rémunération nette imposable du mois par un taux. Avec un taux personnalisé, ce taux est stable. Avec le taux neutre, il est lu dans une grille par tranches de base mensuelle, et la tranche s’applique à toute la base. Chaque franchissement de seuil provoque donc un saut de retenue.
| Brut mensuel | Net avant impôt | Taux neutre lu | Prélèvement | Net à payer |
|---|---|---|---|---|
| 2 800 € | 2 216,47 € | 4,1 % | 94,15 € | 2 122,33 € |
| 2 830 € | 2 240,22 € | 5,3 % | 123,01 € | 2 117,22 € |
Une hausse de 30 € brut, soit environ 1,07 %, fait ici passer la base de 2 296 € à 2 321 € environ, et donc franchir le seuil de 2 315 €. Le net avant impôt augmente de 23,75 €, mais la retenue grimpe de 28,86 € et le virement diminue de 5,11 €. Ce phénomène n’est pas une erreur de paie : il traduit le mode de calcul de la grille neutre, appliquée sans lissage. Il s’efface lorsque le taux personnalisé est utilisé, car celui-ci ne dépend pas du niveau du mois. Le taux, du reste, est une avance sur l’impôt de l’année, régularisée après la déclaration de revenus.
Du taux de l’administration au taux de l’employeur
Les pages officielles décrivent le mécanisme ainsi : l’employeur retient directement l’impôt sur le bulletin en multipliant la rémunération nette imposable du mois par le taux transmis par l’administration. Ce taux est calculé d’après la dernière déclaration de revenus, mis à jour chaque mois de septembre, et reflète le revenu et la situation du foyer, mais pas les réductions ni les crédits d’impôt. Il peut être modifié à tout moment depuis l’espace en ligne en cas de changement de revenu ou de situation familiale.
Après une augmentation, le taux en vigueur ne bouge pas tant qu’il n’est pas actualisé. La hausse est donc d’abord taxée à l’ancien taux. Si votre revenu annuel s’accroît nettement, un signalement rapide évite un complément à payer en fin d’année, le solde éventuel étant demandé après la déclaration. À l’inverse, si la hausse ne change rien à votre tranche marginale, aucune démarche n’est utile.
Pouvoir d’achat réel : comparer la hausse à l’inflation
Une hausse de salaire n’enrichit que si elle dépasse la hausse des prix. Le gain de pouvoir d’achat se calcule par la formule (1 + r) ÷ (1 + i) − 1, où r est le taux de hausse du salaire et i l’inflation sur la même période. La différence r − i donne une approximation correcte pour de petits taux mais le calcul exact reste préférable.
À titre d’exemple, avec une inflation supposée de 2 % (hypothèse d’école, à remplacer par l’indice publié par l’Insee pour votre période), une hausse de 3 % laisse un gain de 1,03 ÷ 1,02 − 1 = 0,98 %. Une hausse de 5 % avec une inflation de 3 % donne 1,05 ÷ 1,03 − 1 = 1,94 %. Si le salaire augmente de 1,5 % pour 2 % d’inflation, la perte est de 0,49 %.
Cette mesure vaut pour le net comme pour le brut tant que les prélèvements restent proportionnels. Elle doit être complétée par le coût propre à chaque ménage : loyer, énergie, transport ne suivent pas l’indice moyen.
Primes, heures supplémentaires et accessoires indexés
Plusieurs éléments de rémunération dépendent du salaire de base. Leur évolution dépend du texte qui les institue.
- Heures supplémentaires : majorées de 25 % pour les huit premières heures, puis de 50 %, sauf accord prévoyant un taux différent d’au moins 10 %. La majoration porte sur le taux horaire, donc suit la hausse.
- Prime d’ancienneté : selon la convention, elle se calcule sur le salaire minimal conventionnel ou sur le salaire réel ; dans le premier cas elle ne bouge pas avec une hausse individuelle.
- Treizième mois : égal à un mois de salaire de base, il augmente comme lui. Sur 2 500 € brut, un point de hausse ajoute 25 € par mois et 325 € sur l’année avec treize versements.
- Avantages en nature et tickets restaurant : en général fixes, ils diluent la hausse du total de la rémunération.
Pour savoir si la hausse du total correspond à celle du salaire de base, comparez le brut annuel avant et après, primes comprises. Un salarié payé 2 500 € de base plus 200 € de prime fixe a un brut mensuel de 2 700 €. Une hausse de 3 % du seul salaire de base représente 75 € et 2,78 % du brut total.
Prime d’activité : la hausse peut réduire une aide
Pour les salariés aux revenus modestes, une augmentation peut modifier le montant de la prime d’activité versée par la CAF, calculée à partir des ressources du foyer. Le service-public.gouv.fr propose un lien vers le simulateur officiel qui estime le droit et le montant. Il n’existe pas de règle simple de proportion : l’effet dépend de la composition du foyer, du logement et des autres ressources. Avant d’accepter une hausse modeste ou d’en négocier une, une simulation avant et après avec les deux niveaux de salaire permet de mesurer le net global, aide comprise.
Questions fréquentes
Une augmentation de 3 % du brut donne-t-elle 3 % de net en plus ?
Presque. Sous le plafond mensuel de la Sécurité sociale (4 005 €), toutes les cotisations salariales sont proportionnelles, donc le net avant impôt augmente de 3 %. Le virement suit à 3 % si le taux de prélèvement ne change pas ; il peut s’écarter avec le taux neutre.
Pourquoi mon virement baisse-t-il après une petite augmentation ?
Le taux neutre est lu dans une grille par tranches et s’applique à toute la base du mois. Si la hausse fait franchir un seuil, la retenue peut augmenter plus que le gain. Un taux personnalisé évite ce saut.
Comment convertir un salaire mensuel en taux horaire ?
On divise le salaire de base par 151,67 heures pour un temps plein à 35 heures. 2 500 € brut donnent 16,48 € de l’heure. Le résultat sert de base aux heures supplémentaires et aux majorations.
Comment savoir si la hausse bat l’inflation ?
Calculez (1 + hausse) ÷ (1 + inflation) − 1. Une hausse de 3 % face à 2 % d’inflation donne 0,98 % de gain de pouvoir d’achat. L’inflation à retenir est celle publiée par l’Insee pour la période concernée.
Faut-il changer son taux de prélèvement après une augmentation ?
Le taux actualisé chaque septembre suit les revenus déclarés. Après une hausse importante, il peut être modifié en ligne pour éviter un solde élevé l’année suivante. Pour une hausse modeste, ce n’est pas indispensable.
Pour aller plus loin : organismes et ressources
- Économie.gouv.fr — Calculer le taux et le montant de son prélèvement à la sourceDétaille la formule : rémunération nette imposable du mois multipliée par le taux de prélèvement.
- Impots.gouv.fr — Gérer mon prélèvement à la source : mes optionsPrésente taux personnalisé, individualisé et neutre, et la façon de les choisir.
- Service-public.gouv.fr — Vérifier vos droits à la prime d’activitéMène au simulateur officiel pour mesurer l’effet d’une hausse de salaire sur la prime d’activité.
