Simulateur de salaire net aux Émirats arabes unis
Calcul dans votre navigateur, sans envoi de données. Net = montant viré sur le compte bancaire (après cotisations et impôt à la source quand il existe). Résultat indicatif, voir les hypothèses affichées sous le résultat.
Pas d'impôt sur le revenu, mais un net qui dépend de votre statut
Les Émirats arabes unis ne prélèvent pas d'impôt sur le revenu des personnes physiques : le portail officiel du gouvernement le dit sans nuance, en ne mentionnant qu'une TVA de 5 % sur les achats de biens et de services. Il n'existe donc pas de code fiscal, de barème ni de retenue à la source à Dubaï, qui applique le régime fédéral, sans impôt propre à l'émirat. Pour un salarié, le calcul « brut en net » se résume à la seule question des cotisations sociales.
C'est là que le statut change tout. Le régime public de retraite et de sécurité sociale, géré par la General Pension and Social Security Authority (GPSSA), couvre les Émiratis et les ressortissants du Conseil de coopération du Golfe. Les autres salariés, c'est-à-dire la grande majorité des résidents de Dubaï, n'y cotisent pas : ils relèvent d'un autre mécanisme, l'indemnité de fin de service, financée par l'employeur.
Le simulateur ci-dessus propose donc trois profils : expatrié hors Golfe, Émirati entré sur le marché du travail avant le 31 octobre 2023 (cotisation de 5 %), et Émirati entré à partir de cette date (cotisation de 11 %). Pour les Émiratis, il demande aussi si l'employeur est privé ou public.
Ce que calcule le simulateur, ligne par ligne
Pour l'expatrié, le simulateur affiche trois lignes : le salaire brut, une cotisation sociale nulle (marquée « à confirmer », car aucune page officielle n'écrit explicitement l'absence de cotisation GPSSA pour les non-Golfe), et un impôt sur le revenu nul. Le net est égal au brut. Les retenues contractuelles, comme la participation à un logement fourni, l'assurance santé ou un remboursement de prêt, ne sont pas modélisées : vérifiez votre contrat.
Pour l'Émirati, le simulateur applique le taux salarial à un « salaire de calcul », borné par un minimum et un plafond. Le résultat est comparé au brut annuel. Voici trois cas à 15 000 AED bruts par mois.
| Profil | Taux | Cotisation mensuelle | Net mensuel |
|---|---|---|---|
| Expatrié hors Golfe | 0 % | 0 AED | 15 000 AED |
| Émirati, entrée avant le 31/10/2023, secteur privé | 5 % | 750 AED | 14 250 AED |
| Émirati, entrée à partir du 31/10/2023, secteur privé | 11 % | 1 650 AED | 13 350 AED |
La différence de 900 AED par mois entre les deux profils émiratis est la conséquence de la réforme de 2023, qui a relevé la part du salarié de 5 à 11 % pour les nouveaux entrants (26 % au total avec la part de l'employeur à 15 %).
GPSSA : plafonds et planchers qu'il faut lire avec prudence
Pour l'ancien régime, la FAQ officielle de la GPSSA indique un total de 20 % de cotisation : 5 % pour le salarié, 12,5 % pour l'employeur privé (15 % dans le secteur public), et 2,5 % pris en charge par l'État pour les salariés du privé. Pour le secteur privé, la même FAQ, mise à jour en août 2024, fixait un salaire cotisable minimum de 1 000 AED et un maximum de 50 000 AED par mois. Le simulateur les applique : à 600 AED bruts, la cotisation ne vaut donc pas 5 % de 600, mais 5 % du plancher de 1 000 AED, soit 50 AED.
Pour les assurés arrivés après le 31 octobre 2023, la GPSSA présente, à propos de la loi fédérale de 2023, des plafonds de 70 000 AED par mois dans le privé et de 100 000 AED dans le secteur public. Le simulateur applique 70 000 AED : un Émirati du privé à 80 000 AED bruts verra une cotisation de 7 700 AED, soit 11 % de 70 000, et un net de 72 300 AED. Ces plafonds figurent sur une page que l'organisme lui-même juge peu cohérente avec l'ancienne FAQ ; nous les indiquons comme à confirmer.
Il faut aussi retenir que la base de calcul n'est pas le brut tout entier mais le « Contribution Calculation Salary » : salaire de base et certaines allocations (sociale, enfants, coût de la vie, logement). Le simulateur assimile le brut saisi à cette base, ce qui surévalue la cotisation si une part de la rémunération (prime variable, indemnité de transport) n'entre pas dans l'assiette. Pour le gouvernement, l'ancien régime n'a ni plafond ni plancher dans nos paramètres, donc aucun n'est appliqué.
Les ressortissants du Golfe et les zones franches non modélisés
Un citoyen d'un autre pays du Conseil de coopération du Golfe qui travaille aux Émirats cotise en principe selon les règles de son pays d'origine : le taux de la part salariale varie d'un État à l'autre (de l'ordre de 7 à 9 % selon les cas, avec des dates d'application différentes), et l'employeur complète. Le tableau de la GPSSA le détaille pays par pays. Comme ce taux dépend d'une nationalité et d'une date, le simulateur ne le calcule pas.
Les zones franches, comme le Dubai International Financial Centre (DIFC), ont leur propre régime d'épargne de fin de service. Depuis le 1er février 2020, les salariés des sociétés établies au DIFC relèvent du DIFC Employee Workplace Savings Plan (DEWS), un plan à cotisations définies : l'employeur y verse 5,83 % du salaire de base pour un salarié de moins de cinq ans d'ancienneté, puis 8,33 % ensuite. Le salarié peut ajouter des versements volontaires, déduits de sa paie, et supporte des frais de gestion annuels d'environ 1,3 %. Un salarié du DIFC n'a donc pas droit à l'indemnité de fin de service décrite ci-dessous pour la période couverte par le plan.
Le simulateur ne gère pas non plus les cotisations de retraite complémentaires volontaires, ni les prélèvements sur salaire autorisés par le droit du travail (avances, amendes, dettes) qui peuvent réduire le net versé.
L'indemnité de fin de service : un droit, pas une retenue
Le substitut de la cotisation de retraite pour un expatrié est l'indemnité de fin de service, souvent appelée gratuity. Selon le portail gouvernemental (page mise à jour le 15 octobre 2026), un salarié à plein temps qui a au moins un an de service continu a droit à 21 jours de salaire de base par année pour les cinq premières années, puis 30 jours par année au-delà. Le plafond est de deux ans de salaire. Le calcul porte sur le salaire de base, hors allocations.
Exemple chiffré avec une hypothèse à confirmer : un salarié dont le salaire de base est de 10 000 AED par mois, après sept ans. On compte 5 × 21 = 105 jours pour les cinq premières années, puis 2 × 30 = 60 jours, soit 165 jours. Si l'on retient un jour de salaire égal à un trentième du salaire mensuel (333,33 AED), l'indemnité s'établit à 55 000 AED. Cette base de 30 jours est une pratique courante, mais la page officielle ne l'énonce pas ; demandez le mode de calcul à votre employeur.
Cette somme ne réduit pas le net mensuel : l'employeur la provisionne et la verse à la fin du contrat, sous quatorze jours selon le portail. En contrepartie, un salarié démissionnaire après moins d'un an ne reçoit rien. Le GPSSA propose par ailleurs une calculatrice d'indemnité de fin de service que nous n'avons pas pu ouvrir.
Salaire minimum, paiement des salaires et protection du WPS
Il n'existe pas de salaire minimum général pour les expatriés dans nos sources. Pour les Émiratis employés dans le secteur privé, le portail gouvernemental indique un minimum de 6 000 AED par mois en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Le simulateur ne fait aucune vérification de seuil : saisir un montant inférieur ne déclenche pas d'avertissement.
Les employeurs du secteur privé paient les salaires par le Wage Protection System (WPS), géré par le ministère des Ressources humaines et de l'Émiratisation. Le salaire d'un mois est dû le 1er du mois suivant. En cas de retard, les sanctions sont graduées : alerte au deuxième jour, suspension de nouveaux permis au cinquième, amende au onzième, ouverture automatique d'un litige au seizième, mesures d'exécution au vingt-et-unième. En présence de retenues légales, au moins 85 % des salaires dus doivent être virés à temps.
Le WPS concerne le moment et le canal du paiement, pas son montant : il garantit que le net convenu arrive sur le compte à échéance, avec une trace officielle.
Ce qui change quand vous comparez avec la France ou la Suisse
Comparer un salaire de Dubaï à un salaire européen ne se limite pas à retirer l'impôt. Un brut de 15 000 AED équivaut à un net de 15 000 AED pour un expatrié, mais ce montant couvre souvent des postes qu'un employeur européen finance autrement : logement, billets d'avion annuels, scolarité des enfants, assurance santé complémentaire, selon les contrats. Il faut regarder le package et non le seul salaire de base.
Il faut aussi considérer la protection sociale. Sans cotisation de retraite obligatoire pour les expatriés, la constitution d'une épargne retraite repose sur l'indemnité de fin de service, sur le plan DEWS au DIFC, ou sur l'épargne personnelle. Seule la TVA de 5 % sur les achats vient alléger le pouvoir d'achat.
Enfin, un résident fiscal français ou belge conserve des obligations dans son pays selon les conventions applicables ; ce point sort du champ de cette page et mérite l'avis d'un conseil fiscal, ce que ce site ne fournit pas.
Questions fréquentes
Le salaire net est-il vraiment égal au salaire brut à Dubaï ?
Pour un expatrié hors Golfe, oui au sens des retenues légales : pas d'impôt sur le revenu et pas de cotisation sociale salariale. Le virement réel peut toutefois être réduit par des retenues prévues au contrat ou par la loi, comme une avance ou une amende.
Quelle est la différence entre le taux de 5 % et celui de 11 % ?
Le taux de 5 % vise les Émiratis entrés sur le marché du travail avant le 31 octobre 2023, celui de 11 % ceux qui y entrent à partir de cette date. Sur 15 000 AED bruts mensuels, cela fait 750 AED contre 1 650 AED de cotisation salariale.
Comment fonctionne l'indemnité de fin de service d'un expatrié ?
À partir d'un an de service continu, 21 jours de salaire de base par année pour les cinq premières années, puis 30 jours par année ensuite, dans la limite de deux ans de salaire. L'employeur la verse à la fin du contrat. Elle ne figure pas dans le net mensuel.
Le simulateur couvre-t-il les ressortissants du Golfe ?
Non. Leur cotisation dépend du taux de leur pays d'origine, qui varie selon l'État et la date. Consultez le tableau de la GPSSA pour votre nationalité. Les régimes propres aux zones franches comme le DIFC ne sont pas non plus modélisés.
Quand mon salaire doit-il être payé ?
Dans le secteur privé, le salaire d'un mois est dû le 1er du mois suivant, par le Wage Protection System. Après deux jours de retard, une alerte est émise ; des sanctions progressives suivent jusqu'au vingt-et-unième jour.
Pour aller plus loin : organismes et ressources
- Portail du gouvernement des Émirats - End of service benefits dans le secteur privéRègle officielle des 21 et 30 jours par année, plafond de deux ans de salaire et délai de paiement.
- GPSSA - Répartition des cotisations dues pour les assurésFAQ de l'organisme de retraite sur les parts du salarié, de l'employeur et de l'État.
- Dubai Media Office - Lancement du plan d'épargne DEWS au DIFCPrésente le régime d'épargne de fin de service des salariés du DIFC et ses taux de cotisation employeur.
