Simulateur de salaire net en France (2026)

Calcul dans votre navigateur, sans envoi de données. Net = montant viré sur le compte bancaire (après cotisations et impôt à la source quand il existe). Résultat indicatif, voir les hypothèses affichées sous le résultat.

Le simulateur salarié ne s'applique pas ici

Le simulateur de la page calcule un net à partir d'un brut salarié : cotisations salariales, CSG, CRDS et prélèvement à la source retenu par l'employeur. Un micro-entrepreneur n'a pas de brut. Son point de départ est le chiffre d'affaires encaissé, et ses prélèvements sont des cotisations forfaitaires calculées en pourcentage de ce chiffre d'affaires, qu'il déclare et paie lui-même.

La comparaison reste pourtant instructive : si vous hésitez entre un emploi salarié et une activité en micro-entreprise, entrez le brut mensuel envisagé dans le simulateur pour connaître le net salarié, puis comparez-le au résultat du calcul ci-dessous. Gardez en tête que le salarié ne paie pas son matériel, ne supporte pas l'inactivité entre deux clients et bénéficie de droits (chômage, maladie dès le premier jour, congés payés) que le micro-entrepreneur doit financer ou renoncer à acquérir.

Les taux de cotisations 2026 selon l'activité

Le régime micro-social regroupe en un seul paiement l'assurance maladie-maternité, les allocations familiales, la CSG-CRDS, l'invalidité-décès et les retraites de base et complémentaire. Le taux dépend de la catégorie d'activité ; la page officielle consultée, vérifiée en février 2026, indique :

ActivitéTaux sur le chiffre d'affaires
Vente de marchandises, fourniture d'hébergement12,3 %
Prestations de services commerciales ou artisanales (BIC)21,2 %
Professions libérales non réglementées25,6 %
Professions libérales relevant de la Cipav23,2 %
Location de meublés de tourisme classés6 %

La contribution à la formation professionnelle s'ajoute, avec un taux propre à chaque catégorie qu'il convient de vérifier sur le site de l'Urssaf, et une contribution supplémentaire existe pour les artisans inscrits à une chambre de métiers. Elles ne figurent pas dans les calculs qui suivent. Les professions de santé affiliées à d'autres caisses que la Cipav (par exemple les paramédicaux) relèvent de règles particulières que cette page ne détaille pas.

Plafonds de chiffre d'affaires et abattements fiscaux

Le régime reste applicable tant que le chiffre d'affaires ne dépasse pas les plafonds de l'année, appréciés sur le chiffre d'affaires des années précédentes. Pour 2026 :

ActivitéPlafond de CA hors taxesAbattement fiscal
Vente de marchandises, hébergement203 100 €71 %
Prestations de services BIC83 600 €50 %
Activité libérale (BNC)83 600 €34 %
Meublé de tourisme non classé15 000 €30 %

L'abattement correspond à l'ensemble des frais présumés : il remplace la déduction des charges réelles. Il ne peut pas être inférieur à 305 € (610 € pour une activité mixte). Concrètement, un prestataire de services BIC qui facture 36 000 € est imposé sur 18 000 € s'il reste au barème de l'impôt sur le revenu ; un consultant libéral facturant la même somme est imposé sur 23 760 €.

Ce mécanisme explique pourquoi le micro-entrepreneur doit comparer ses frais réels au pourcentage forfaitaire : si ses charges dépassent 50 % du chiffre d'affaires en services, le régime réel aurait coûté moins cher en impôt, même si les cotisations restent calculées différemment.

Versement libératoire ou barème : deux façons d'être imposé

Par défaut, le revenu net après abattement s'ajoute aux autres revenus du foyer et subit le barème progressif. L'option pour le versement forfaitaire libératoire de l'impôt sur le revenu remplace cette imposition par un pourcentage du chiffre d'affaires, payé en même temps que les cotisations : 1 % pour la vente, 1,7 % pour les prestations de services BIC et 2,2 % pour les activités libérales.

L'option n'est ouverte qu'aux foyers dont le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année ne dépasse pas un plafond : 29 579 € pour une personne seule, 59 158 € pour un couple, puis 14 789 € environ par demi-part supplémentaire, soit 73 947,50 € avec un enfant et 88 737 € avec deux enfants. La demande se fait avant le 30 septembre de l'année précédant son application, ou avant la fin du troisième mois suivant la création.

Trois exemples complets

Chaque exemple suppose une année pleine, sans ACRE, avec option pour le versement libératoire. La contribution à la formation professionnelle est exclue, et aucune dépense professionnelle n'est déduite puisque le régime ne le permet pas.

CasCA annuelCotisationsVersement libératoireRestePar mois
Services BIC (plombier, coiffeur)36 000 €7 632 € (21,2 %)612 € (1,7 %)27 756 €2 313 €
Libéral non réglementé (consultant)36 000 €9 216 € (25,6 %)792 € (2,2 %)25 992 €2 166 €
Vente de marchandises60 000 €7 380 € (12,3 %)600 € (1 %)52 020 €4 335 €

Le dernier cas est trompeur : il ne tient pas compte du prix d'achat des marchandises. Un commerçant qui revend pour 60 000 € de produits payés 40 000 € conserve seulement 20 000 € avant cotisations, d'où 52 020 € qui sont en réalité 12 020 € une fois le stock payé. C'est la raison pour laquelle on calcule la marge, et non le seul chiffre d'affaires, avant de choisir ce régime en vente.

Pour situer ces montants, le simulateur donne pour un salarié non-cadre payé 3 000 € brut un net à payer de 2 244,40 € par mois ; le prestataire BIC de l'exemple, qui facture 3 000 € par mois, conserve 2 313 € avant ses frais d'activité. Les deux sommes sont proches, mais les charges du micro-entrepreneur (déplacements, outillage, assurance) restent à sa charge.

Déclarer et payer : mensuel ou trimestriel

Le chiffre d'affaires est déclaré en ligne, même quand il est nul. Le micro-entrepreneur choisit une périodicité mensuelle ou trimestrielle. En mensuel, la déclaration est due avant la fin du mois suivant celui de l'encaissement. En trimestriel, les échéances tombent le 30 avril, le 31 juillet, le 31 octobre et le 31 janvier. La première déclaration intervient au plus tard à la fin du troisième mois (mensuel) ou du sixième mois (trimestriel) suivant le démarrage.

Le principe de base : aucun encaissement, aucune cotisation. Cette souplesse a un revers, car les trimestres de retraite se valident à partir d'un chiffre d'affaires minimum, et un chiffre trop faible ne permet pas de couvrir les droits. Une radiation d'office peut intervenir après vingt-quatre mois, ou huit trimestres consécutifs, sans chiffre d'affaires déclaré.

Le chiffre d'affaires à déclarer correspond aux sommes encaissées, et non aux factures émises ; un acompte compte donc au moment où il est perçu.

Trois pièges à vérifier avant de se lancer

Le dépassement du plafond. Les plafonds sont appréciés sur les chiffres d'affaires des années précédentes ; les conditions exactes de sortie du régime en cas de dépassement sont à vérifier sur la fiche officielle avant de franchir un seuil. Il faut surveiller le cumul dès le premier semestre.

La TVA. Le micro-entrepreneur bénéficie d'une franchise en base de TVA jusqu'à des seuils propres à chaque activité. Ces seuils ont été discutés et modifiés ces dernières années ; vérifiez ceux de l'année en cours sur la fiche de l'administration avant de facturer sans TVA.

L'absence de déduction des charges. Un indépendant qui supporte beaucoup de frais (sous-traitance, achats, location de véhicule) peut gagner à passer au réel. La règle empirique est de comparer ses charges au pourcentage forfaitaire : si les frais dépassent durablement 34 % du chiffre d'affaires en BNC, 50 % en services BIC ou 71 % en vente, le micro-régime ne se justifie plus fiscalement.

Questions fréquentes

Quel est le taux de cotisations d'un micro-entrepreneur en 2026 ?

Il dépend de l'activité : 12,3 % pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales, 25,6 % pour les professions libérales non réglementées et 23,2 % pour les professions libérales relevant de la Cipav. Ce taux s'applique au chiffre d'affaires encaissé.

Peut-on déduire ses frais en micro-entreprise ?

Non. Les cotisations sont calculées sur le chiffre d'affaires sans déduction. Pour l'impôt, un abattement forfaitaire remplace les frais réels : 71 % pour la vente, 50 % pour les services BIC et 34 % pour les activités libérales.

Le versement libératoire est-il toujours avantageux ?

Non. Il fixe l'impôt à 1 %, 1,7 % ou 2,2 % du chiffre d'affaires selon l'activité, mais il n'est ouvert que sous un plafond de revenu fiscal de référence (29 579 € pour une personne seule). Pour un foyer peu imposé, le barème classique peut coûter moins.

Que se passe-t-il si je dépasse le plafond de chiffre d'affaires ?

Les plafonds 2026 sont de 203 100 € pour la vente et de 83 600 € pour les services et les professions libérales. Les conditions de sortie du régime en cas de dépassement sont précisées sur la fiche officielle de l'administration : à consulter avant de continuer à facturer.

Que dois-je déclarer si je n'ai rien encaissé ?

Il faut quand même effectuer la déclaration périodique, avec un chiffre d'affaires à zéro. Aucune cotisation n'est alors due, mais une absence de chiffre d'affaires pendant vingt-quatre mois consécutifs peut conduire à une radiation.

Pour aller plus loin : organismes et ressources