Simulateur de salaire net en France (2026)
Calcul dans votre navigateur, sans envoi de données. Net = montant viré sur le compte bancaire (après cotisations et impôt à la source quand il existe). Résultat indicatif, voir les hypothèses affichées sous le résultat.
Partir de la question, pas du simulateur
Trois questions suffisent à orienter presque tous les calculs de salaire. La première : de quelle unité de temps part-on, l’heure, le jour, la semaine, le mois ou l’année ? La deuxième : sur quoi porte la modification, une durée du travail, une prime, une augmentation, un avantage en nature ? La troisième : quel chiffre cherche-t-on, un brut, un net avant impôt, un net à payer ou un revenu après toutes les charges du foyer ?
Répondre à ces trois questions évite le piège le plus courant, qui consiste à appliquer un coefficient unique du type « le net vaut 78 % du brut ». Ce coefficient existe pour un salaire courant, mais il varie dès que le salaire change de niveau, que le plafond de la Sécurité sociale (4 005 € par mois en 2026) est franchi ou que le taux de prélèvement à la source évolue. Un même coefficient appliqué à tous les cas donne des écarts de plusieurs dizaines d’euros par mois.
Les conversions d’unité : horaire, journalier, hebdomadaire, mensuel, annuel
Les conversions entre unités reposent sur des règles de base qu’il faut connaître. Au SMIC de 12,31 € de l’heure, le mois à 35 heures représente 151,67 heures, soit 1 867,02 € bruts. Une semaine se convertit en mois en multipliant par 52 puis en divisant par 12, et non en multipliant par 4. Une journée se calcule avec un diviseur dont le choix change le résultat : 21,67 jours ouvrés en moyenne, 22 jours ou 30 jours selon la méthode retenue par l’entreprise ou la convention collective.
| Vous partez de | Le piège | Page à consulter |
|---|---|---|
| Un taux horaire | Oublier de multiplier par les heures rémunérées du mois | Salaire horaire brut et net |
| Un salaire journalier | Choisir un diviseur différent de celui de l’employeur | Salaire journalier brut et net |
| Un salaire hebdomadaire | Multiplier par 4 au lieu de 52 puis diviser par 12 | Salaire hebdomadaire brut et net |
| Un salaire mensuel | Ignorer les mois atypiques (absence, prime, plafond) | Salaire mensuel brut et net |
| Un salaire annuel | Diviser par 12 sans vérifier l’existence d’un treizième mois | Salaire annuel brut et net |
La page « salaire de base » sert de passerelle : elle montre comment la rémunération contractuelle se construit avant tout complément, et c’est de ce montant que découlent les autres lignes du bulletin.
Changer la durée du travail : temps partiel et prorata
Réduire les heures ne réduit pas le net dans la même proportion que le brut. Prenons un salarié à 2 500 € bruts mensuels. À 80 %, son brut devient 2 000 €. Son net avant impôt passe de 1 978,99 € à 1 583,19 €, soit exactement 20 % de moins, parce que les cotisations sont proportionnelles au brut. Son net à payer au taux neutre passe en revanche de 1 919,54 € à 1 574,99 €, soit environ 18 % de moins : le prélèvement à la source tombe de 59,46 € à 8,20 €, car la grille neutre applique un taux plus bas à un salaire plus faible.
Ce décalage explique que le passage à quatre jours sur cinq coûte moins cher qu’il n’y paraît, à condition que les heures par jour ne changent pas. Il explique aussi pourquoi le temps partiel mensuel et le prorata d’un mois incomplet sont deux pages différentes : le premier traite d’une durée contractuelle réduite de façon permanente, le second d’un mois où le salarié arrive, part ou s’absente en cours de période.
Pour un mois incomplet, la méthode de proratisation doit être connue avant de chiffrer : une retenue calculée avec 30 jours, avec 21,67 jours ou avec 151,67 heures ne donne pas le même montant. La convention collective ou l’accord d’entreprise fixe en principe la méthode, et c’est elle qui prévaut.
Ajouter des éléments : primes, heures majorées, treizième mois, avantages
Quand le salaire contient des éléments variables, la page à choisir dépend de la nature de l’élément. Les primes et commissions s’ajoutent au brut du mois et peuvent faire franchir le plafond de la Sécurité sociale, ce qui change le taux de plusieurs cotisations. Les heures supplémentaires sont majorées par défaut de 25 % pour les huit premières heures (de la 36e à la 43e) puis de 50 %, avec un traitement social et fiscal propre. Les heures de nuit et le travail le week-end obéissent à des règles de majoration qui relèvent d’abord de la convention collective.
Le treizième mois est un cas où la répartition compte plus que le total. Un brut annuel de 36 000 € versé en douze mensualités donne 3 000 € par mois, soit 2 374,79 € de net avant impôt et 2 244,40 € de net à payer au taux neutre. Versé en treize mensualités, il donne 2 769,23 € par mois, soit 2 192,12 € de net avant impôt. Le net avant impôt annuel est identique à quelques centimes près (environ 28 497 €), mais le net à payer annuel diffère au taux neutre, environ 26 933 € contre 27 287 €, parce que la grille s’applique mensualité par mensualité. Votre taux personnalisé efface en grande partie cet écart.
Enfin, un avantage en nature comme une voiture de fonction s’ajoute au brut pour le calcul des cotisations puis se retranche du net à payer : il augmente le prélèvement sans augmenter le virement.
Négocier ou vérifier une augmentation
Les pages sur l’augmentation répondent à une question concrète : combien gagnera-t-on réellement après la hausse ? Une augmentation de 3 % sur un brut de 2 500 € le porte à 2 575 €, soit 75 € de plus. Le net avant impôt passe de 1 978,99 € à 2 038,36 €, donc +59,37 € ou +3 %. Le net à payer passe de 1 919,54 € à 1 964,45 €, soit +44,91 € ou environ +2,3 %, car le taux neutre monte de 2,9 % à 3,5 % entre les deux niveaux.
Deux idées reçues méritent d’être corrigées. La première : une hausse brute n’est jamais intégralement perdue dans l’impôt, même quand elle fait changer de tranche, car le barème est progressif et ne s’applique qu’à la part au-delà du seuil. La seconde : un pourcentage et un montant ne sont comparables qu’à partir de la même base. 5 % sur un salaire de 2 000 € et 150 € sur un salaire de 3 000 € représentent respectivement 100 € et 5 %, ce qui donne deux évaluations très différentes de la même proposition.
Du net au brut, et du net au revenu disponible
Le calcul inverse, du net vers le brut, intéresse les candidats qui connaissent le virement qu’il leur faut. Il demande de préciser le net visé : 2 000 € de net avant impôt exigent environ 2 526,53 € bruts, mais 2 000 € de net à payer au taux neutre exigent environ 2 621,59 €. L’écart de près de 95 € par mois est celui du prélèvement à la source.
À l’autre bout de la chaîne, le revenu disponible prolonge le net à payer : il retire les dépenses contraintes du foyer, comme le loyer, les crédits ou les frais de garde. Ce n’est plus un calcul de paie mais un calcul de budget, et la définition varie selon qu’on parle des cotisations, de l’impôt ou des dépenses. Enfin, le salaire imposable reconstitue la ligne préremplie de la déclaration de revenus, qui n’est ni le brut ni le net à payer : c’est un net imposable cumulé sur l’année, c’est-à-dire le net avant impôt majoré de la CSG non déductible et de la CRDS.
Cinq vérifications avant de se fier à un chiffre
- L’unité : le chiffre est-il horaire, mensuel ou annuel, et sur combien de mois ?
- L’étape : s’agit-il du brut, du net avant impôt ou du net à payer ?
- Le statut : cadre, non-cadre, fonctionnaire, apprenti et stagiaire ne cotisent pas de la même façon, même si l’écart cadre/non-cadre tient surtout à une petite cotisation Apec de 0,024 %.
- Le lieu : l’Alsace-Moselle ajoute une cotisation maladie salariale de 1,30 %, et l’outre-mer dispose de grilles de prélèvement distinctes.
- Le taux : le taux neutre n’est pas votre taux réel, qui figure sur votre avis d’imposition.
Une fois ces cinq points établis, la page détaillée du sujet permet de chiffrer le cas et de comprendre pourquoi le résultat diffère d’une estimation rapide.
Questions fréquentes
Quelle page choisir si je connais mon taux horaire et mon nombre d’heures ?
Commencez par la conversion horaire : le taux multiplié par les heures rémunérées du mois donne le brut mensuel, puis le simulateur déduit le net. Au SMIC de 12,31 € de l’heure et 151,67 heures, on retrouve 1 867,02 € bruts par mois.
Pourquoi le net baisse-t-il moins que le brut quand je passe à 80 % ?
Le net avant impôt baisse dans la même proportion que le brut, soit 20 % pour 2 500 € bruts. Le net à payer baisse un peu moins, environ 18 %, parce que le prélèvement à la source diminue plus vite que le salaire.
Un treizième mois augmente-t-il le net annuel ?
Non, lorsqu’il est une simple répartition du brut annuel sur treize versements : le net avant impôt annuel reste le même. Seuls l’échelonnement des virements et, au taux neutre, le montant du prélèvement à la source changent.
Les heures supplémentaires sont-elles toutes majorées de la même façon ?
Par défaut, la majoration est de 25 % pour les huit premières heures supplémentaires puis de 50 %, mais un accord de branche ou d’entreprise peut fixer un taux différent, avec un minimum de 10 %. La convention collective applicable décide.
Le salaire imposable est-il égal au net avant impôt ?
Non. Le net imposable ajoute la part non déductible de la CSG et de la CRDS au net avant impôt, car ces montants ne viennent pas en déduction du revenu imposable. C’est ce chiffre qui est préinscrit dans la déclaration de revenus.
Pour aller plus loin : organismes et ressources
- Bpifrance Création — site officiel (portail d’accueil)Page d’accueil de l’organisme, point d’entrée vers ses barèmes, fiches pratiques et services en ligne.
- Service-public.gouv.fr — site officiel (portail d’accueil)Page d’accueil de l’organisme, point d’entrée vers ses barèmes, fiches pratiques et services en ligne.