Simulateur de salaire net en France (2026)

Calcul dans votre navigateur, sans envoi de données. Net = montant viré sur le compte bancaire (après cotisations et impôt à la source quand il existe). Résultat indicatif, voir les hypothèses affichées sous le résultat.

Le traitement indiciaire : indice majoré × valeur du point

Le traitement brut d’un fonctionnaire résulte de la position dans sa grille : son échelon dans son grade détermine un indice majoré (IM). La valeur annuelle de l’indice 100 est fixée par décret ; elle est de 5 907,34 € depuis le 1er juillet 2023, valeur toujours en vigueur à la date de la dernière vérification de la fiche officielle, le 1er juin 2026. La formule mensuelle est : IM × 5 907,34 ÷ 1 200, les millièmes d’euro étant ignorés. Annuellement, c’est IM × 5 907,34 ÷ 100, arrondi au centime.

Indice majoréTraitement annuelTraitement mensuel
366 (minimum)21 620,86 €1 801,73 €
40023 629,36 €1 969,11 €
45026 583,03 €2 215,25 €
50029 536,70 €2 461,39 €
57233 789,98 €2 815,83 €

Le dernier exemple provient de la fiche officielle de Service-Public. L’indice majoré se lit sur le bulletin de paie, ligne « traitement brut », et sur l’arrêté de classement. Pour un temps partiel, le traitement est proportionnel à la quotité travaillée.

Le plancher : indice 366 et SMIC

Un agent à temps complet ne peut pas percevoir un traitement inférieur à celui de l’indice majoré 366, soit 21 620,86 € par an et 1 801,73 € par mois. Pour un temps non complet ou incomplet, ce minimum est réduit proportionnellement : à 70 %, il est de 15 134,60 € par an et de 1 261,21 € par mois.

Un second plancher existe au niveau du SMIC brut mensuel, 1 867,02 € depuis le 1er juin 2026. Quand le traitement est inférieur, une indemnité différentielle porte la rémunération à ce montant. Les points de nouvelle bonification indiciaire (NBI) ne sont pas ajoutés à l’indice majoré pour savoir si le minimum de l’IM 366 s’applique. Dans la pratique, le SMIC l’emporte donc sur la grille la plus basse tant que le point d’indice n’est pas revalorisé.

Ce qui s’ajoute au traitement

Le traitement n’est qu’un des composants. La NBI, ajoutée pour des postes comportant une responsabilité ou une technicité particulière, s’additionne à l’indice et suit le même sort pour les retenues de pension. Les primes et indemnités, d’un montant très variable selon le corps et le service, forment le régime indemnitaire. Une indemnité de résidence ou un supplément familial peuvent aussi apparaître selon la commune d’affectation et la situation de famille.

La part des primes est le premier paramètre qui change le net : pour un même traitement, un agent avec 15 % de primes dans son brut et un agent sans prime ne subissent pas les mêmes retenues. C’est la raison pour laquelle le simulateur ci-dessus demande la part des primes dans le brut, et pas seulement le montant du brut.

Les retenues sur la fiche de paie d’un fonctionnaire

Quatre retenues pèsent sur un fonctionnaire de l’État, avec une rémunération mensuelle brute totale inférieure à 16 020 €.

RetenueAssietteTaux
Pension civile (retraite de base)Traitement indiciaire + NBI11,10 %
RAFP (retraite additionnelle)Primes et indemnités, avantages en nature, dans la limite de 20 % du traitement indiciaire brut5 %
CSG98,25 % de la rémunération brute totale9,2 % (dont 2,4 % non déductible)
CRDSMême assiette que la CSG0,5 %

Le taux de 11,10 % s’applique depuis le 1er janvier 2020, après une montée progressive depuis 9,54 % en 2015. Au-delà de 16 020 € de rémunération mensuelle, l’abattement de 1,75 % disparaît de l’assiette de la CSG. Votre bulletin peut comporter d’autres lignes, par exemple une contribution exceptionnelle de solidarité : leur présence et leur assiette sont à vérifier auprès de l’employeur, car le simulateur ne les intègre pas.

Trois bulletins comparés dans le simulateur

Les chiffres suivants viennent du simulateur, statut « fonctionnaire », en métropole, avec le taux neutre de prélèvement à la source.

CasBrutRetenues pension et RAFPNet avant impôtPrélèvementNet à payer
Traitement voisin de l’IM 500 et 15 % de primes2 900 €273,62 € + 21,75 €2 328,26 €5,3 % soit 127,78 €2 200,48 €
Même brut sans prime2 900 €321,90 € + 0 €2 301,72 €5,3 % soit 126,37 €2 175,35 €
Agent au plancher SMIC1 867,02 €207,24 € + 0 €1 481,85 €0 %1 481,85 €

À brut égal, l’agent qui perçoit des primes touche environ 25 € net de plus par mois, car 15 % du brut échappent à la retenue pension de 11,10 % pour ne supporter que 5 % de RAFP. Le revers de cette différence est que les primes n’ouvrent droit qu’à la retraite additionnelle (RAFP), et non à la pension civile. Pour un salarié du privé non-cadre à 2 900 € brut, le simulateur donne 2 169,58 € net à payer, soit à peu près le même ordre de grandeur que celui d’un fonctionnaire sans prime.

Temps partiel, surcotisation et avancement

Un agent à temps partiel peut choisir de surcotiser pour garder les droits à pension d’un temps plein, pendant une durée limitée. À compter du 1er janvier 2026, les taux de surcotisation affichés par le service des retraites de l’État sont de 25,05 % pour une quotité de 50 % (pendant deux ans au plus), 22,26 % à 60 %, 19,47 % à 70 %, 16,68 % à 80 % et 13,89 % à 90 %. Ce choix réduit le net immédiatement ; il se décide avec le service des ressources humaines et un calcul de retraite.

L’avancement d’échelon augmente l’indice majoré à dates fixées par le statut du corps. Chaque point d’indice supplémentaire ajoute 4,92 € brut par mois environ (5 907,34 ÷ 1 200), ce qui permet de chiffrer rapidement un changement d’échelon. Un gain de 10 points d’indice représente donc environ 49 € brut mensuels.

Contrôler sa fiche de paie en cinq lignes

  1. L’indice majoré correspond-il à l’échelon actuel ?
  2. Le traitement brut est-il égal à IM × 5 907,34 ÷ 1 200 (millièmes ignorés) ?
  3. La NBI, l’indemnité de résidence et le supplément familial sont-ils présents si vous y avez droit ?
  4. La retenue pension de 11,10 % porte-t-elle sur le traitement et la NBI seulement ?
  5. Le RAFP de 5 % respecte-t-il le plafond de 20 % du traitement ?

Une anomalie se signale d’abord au gestionnaire de paie de l’employeur. Ces règles sont celles de l’État ; la fonction publique territoriale cotise à la CNRACL et relève de règles voisines mais distinctes, présentées sur la page consacrée à la territoriale.

Questions fréquentes

Comment calcule-t-on le traitement brut d’un fonctionnaire ?

On multiplie l’indice majoré par la valeur annuelle de l’indice 100, 5 907,34 € depuis le 1er juillet 2023, puis on divise par 1 200 pour obtenir le mensuel. Exemple : l’indice majoré 572 donne 2 815,83 € par mois.

Quel est le traitement minimum d’un fonctionnaire en 2026 ?

Le traitement ne peut pas être inférieur à celui de l’indice majoré 366, soit 1 801,73 € par mois à temps complet. Si le total est inférieur au SMIC brut de 1 867,02 €, une indemnité différentielle complète jusqu’à ce montant.

Quelles retenues s’appliquent au traitement d’un fonctionnaire de l’État ?

La retenue pour pension civile de 11,10 % sur le traitement et la NBI, le RAFP de 5 % sur les primes dans la limite de 20 % du traitement, la CSG de 9,2 % et la CRDS de 0,5 % sur 98,25 % de la rémunération brute totale.

Pourquoi le simulateur demande-t-il la part des primes ?

Parce que la pension civile ne porte que sur le traitement, alors que les primes supportent un RAFP de 5 %. À brut égal, un agent qui touche plus de primes a un net plus élevé de quelques dizaines d’euros par mois.

Le point d’indice a-t-il changé en 2026 ?

À la date de vérification de la fiche officielle de Service-Public, le 1er juin 2026, la valeur annuelle de l’indice 100 restait de 5 907,34 €, en vigueur depuis le 1er juillet 2023. Il convient de contrôler le décret le plus récent avant tout calcul.

Pour aller plus loin : organismes et ressources