Simulateur de salaire net en Algérie

Calcul dans votre navigateur, sans envoi de données. Net = montant viré sur le compte bancaire (après cotisations et impôt à la source quand il existe). Résultat indicatif, voir les hypothèses affichées sous le résultat.

Le point de départ : un SNMG de 24 000 DA depuis janvier 2026

Le salaire national minimum garanti (SNMG) a été relevé de 20 000 à 24 000 dinars algériens par mois à compter de janvier 2026. L’annonce a été publiée par l’APS le 30 novembre 2025, à l’issue d’un Conseil des ministres présidé par le chef de l’État. Le numéro du décret présidentiel correspondant n’a pas été relevé : seule l’annonce officielle est citée ici.

Ce minimum compte à deux titres pour un calcul de net. D’abord, il garantit au salarié à temps plein un brut mensuel d’au moins 24 000 DA. Ensuite, il sert de plancher pour la cotisation de sécurité sociale : la CNAS indique que le salaire mensuel soumis à cotisation ne peut jamais être inférieur au SNMG. Une rémunération déclarée à 20 000 DA est donc cotisée comme si elle valait 24 000 DA, ce qui crée des situations où le net est inférieur à ce que donnerait un simple 91 % du brut.

Le « net » considéré ici est la somme effectivement virée : brut, moins la cotisation salariale, moins l’IRG retenu à la source. L’employeur supporte en plus, de son côté, des cotisations patronales dont le salarié ne voit pas la trace sur sa fiche de paie.

La cotisation CNAS : un 9 % salarié, un 25 % employeur

Pour le régime général, la CNAS publie les taux suivants : 34,5 % au total, dont 25 % à la charge de l’employeur, 9 % à la charge du salarié et 0,5 % de la masse salariale brute versé aux organismes d’action sociale. La page de la caisse n’indique ni date d’effet de ces taux ni plafond d’assiette : le simulateur applique donc 9 % au salaire brut, sans plafond, avec le plancher du SNMG.

L’assiette comprend les éléments de rémunération proportionnels au travail fourni. La CNAS en exclut notamment les primes familiales, les indemnités de frais (restauration, transport, mission), les indemnités exceptionnelles de départ ou de retraite, et certaines indemnités liées à la résidence ou à l’isolement lorsque deux des trois conditions prévues sont réunies. Une fiche de paie qui mêle salaire de base et indemnités doit donc être lue ligne par ligne : seule une partie du « brut » entre dans l’assiette. Le simulateur, lui, part d’un brut unique et ne distingue pas ces éléments.

D’autres catégories ont des taux distincts :

Ces cas ne sont pas couverts par le simulateur, qui suppose un salarié du régime général.

L’IRG sur traitements et salaires : un barème à confirmer

Pour l’IRG, la situation est moins nette. Les pages officielles de la Direction générale des impôts n’ont pas pu être lues dans le cadre de cette étude. Le barème utilisé par le simulateur provient d’un site d’information économique (algerie360.com, article du 16 octobre 2026) qui cite la DGI, l’article 104 du code des impôts directs et taxes assimilées et la loi de finances 2022. Il s’agit donc d’une source secondaire, à vérifier avant tout usage. Le barème mensuel retenu est le suivant :

Revenu imposable mensuelTaux
0 à 20 000 DA0 %
20 001 à 40 000 DA23 %
40 001 à 80 000 DA27 %
80 001 à 160 000 DA30 %
160 001 à 320 000 DA33 %
Plus de 320 000 DA35 %

La loi de finances 2026 (loi n° 25-17 du 14 décembre 2025, Journal officiel n° 88 du 31 décembre 2025) a été consultée. Son article 11 modifie l’article 104 du code uniquement pour les revenus de capitaux mobiliers (retenue libératoire de 10 %). Dans le texte lu, les autres parties de l’article, dont celles relatives aux revenus salariaux, sont marquées « sans changement » et le barème des salaires n’y est pas reproduit. Cela suggère que le barème n’a pas été modifié pour 2026, sans toutefois permettre de le confirmer chiffre par chiffre.

Ce que fait le simulateur, étape par étape

Le simulateur suit un schéma indicatif, dont l’ordre n’est pas confirmé par une source officielle :

  1. La cotisation CNAS est de 9 % du brut, avec un plancher à 9 % du SNMG (2 160 DA).
  2. Le revenu imposable est le brut diminué de la cotisation CNAS.
  3. L’IRG est calculé tranche par tranche avec le barème ci-dessus.
  4. Un abattement de 40 % de l’impôt calculé est appliqué, borné entre 1 000 et 1 500 DA par mois.
  5. Une exonération s’applique lorsque le revenu imposable mensuel ne dépasse pas 30 000 DA. Entre ce seuil et le barème, un lissage simplifié empêche l’impôt de dépasser l’excédent du revenu imposable sur 30 000 DA.

Chacune de ces valeurs correspond à un champ modifiable du simulateur : bornes de tranches, taux, seuil d’exonération, pourcentage d’abattement et minimum et maximum de celui-ci. Si le barème officiel diffère, il suffit de corriger les champs. L’outil ne prend pas en compte la situation de famille, les frais professionnels, les primes spécifiques, le statut de cadre ou de fonctionnaire, ni un éventuel treizième mois : aucune règle fiable n’a été trouvée sur ces points dans des sources officielles ouvertes.

Exemples chiffrés, avec les réglages par défaut

Résultats du simulateur en dinars algériens par mois, avec le barème, l’exonération de 30 000 DA et l’abattement de 40 % (plafonné à 1 500 DA) décrits ci-dessus :

BrutCNAS (9 %)Net avant IRGIRGNet à payer
24 0002 16021 840021 840
30 0002 70027 300027 300
33 0002 97030 0303030 000
35 0003 15031 8501 635,3030 214,70
40 0003 60036 4002 27234 128
45 0004 05040 9503 356,5037 593,50
60 0005 40054 6007 04247 558
80 0007 20072 80011 95660 844
100 0009 00091 00017 20073 800
200 00018 000182 00045 160136 840

Quatre lectures utiles. Entre 24 000 et 30 000 DA bruts, l’IRG est nul : la retenue totale se limite à la CNAS, soit 9 %. À 33 000 DA, le lissage limite l’impôt à 30 DA, et le net retombe exactement à 30 000 DA. À 40 000 DA, l’impôt brut de la tranche à 23 % vaut 3 772 DA, dont l’abattement retire 1 500 DA. Au-delà de 100 000 DA, la part des retenues augmente vite : elle passe de 26,2 % du brut à 100 000 DA à 31,6 % à 200 000 DA.

Une ligne de la fiche de paie réelle peut s’écarter de ces résultats. Si l’exonération de 30 000 DA était supprimée (champ à zéro), le résultat à 60 000 DA resterait identique, ce qui montre qu’au-dessus de quelques dizaines de milliers de dinars le barème et l’abattement pèsent davantage que le seuil. Sans abattement, le net à 60 000 DA tomberait de 47 558 DA à 46 058 DA.

Le cas d’un salaire déclaré sous le SNMG

Le simulateur accepte n’importe quel brut. Pour un montant de 20 000 DA, inférieur au SNMG, il retient une cotisation CNAS de 2 160 DA (9 % de 24 000 DA) et non de 1 800 DA, et affiche un net de 17 840 DA. Ce cas d’école illustre le plancher d’assiette de la CNAS ; il ne décrit pas une situation légale pour un salarié à temps plein, puisque le SNMG est le minimum garanti. Il peut en revanche concerner un temps partiel : la façon dont la CNAS proratise l’assiette n’a pas été vérifiée, et le simulateur ne le gère pas.

Pour un employeur, le coût total d’un salarié est supérieur au brut. Avec 25 % de cotisations patronales et 0,5 % pour les œuvres sociales, un brut de 60 000 DA représente un coût de l’ordre de 75 300 DA par mois avant autres charges, et 24 000 DA de SNMG en représentent 30 120 DA. Ces ordres de grandeur ne reprennent que les taux publiés par la CNAS.

Obligations de l’employeur et délais de déclaration

La CNAS publie plusieurs échéances pour les employeurs. La déclaration d’embauche du premier salarié doit intervenir dans les 10 jours qui suivent l’embauche. Les cotisations se déclarent et se paient dans les 30 jours suivant l’échéance : chaque trimestre pour un employeur de moins de 10 salariés, chaque mois pour un employeur de plus de 10. Une déclaration annuelle nominative des salaires est à fournir dans les 30 jours suivant la fin de l’année, et un accident du travail doit être signalé dans les 48 heures. Pour les établissements d’enseignement supérieur et de formation, l’affiliation des étudiants doit être faite dans les 20 jours suivant leur inscription.

Ces règles concernent surtout l’employeur, mais elles aident le salarié à contrôler que les cotisations déclarées correspondent bien à sa fiche de paie : un net conforme avec une cotisation non versée à la caisse exposerait à des droits sociaux incomplets, maladie et retraite en tête.

Comment contrôler son propre calcul

Pour vérifier un net, relever sur la fiche de paie le brut soumis à cotisation, puis recalculer 9 % : ce résultat doit coïncider avec la ligne CNAS à quelques dinars près. Ensuite, comparer la ligne IRG au barème applicable en vigueur auprès de la DGI, en tenant compte des éventuelles situations de famille et abattements propres à votre dossier. Si le barème de la DGI diffère de celui du simulateur, modifier les champs d’IRG, de seuil et d’abattement ; le calcul se met à jour immédiatement. Pour tout litige, la référence reste le service des impôts du lieu de travail et l’agence CNAS de rattachement.

Questions fréquentes

Quel est le SNMG en Algérie en 2026 ?

Le SNMG est de 24 000 DA par mois depuis janvier 2026, contre 20 000 DA auparavant, selon l’annonce publiée par l’APS le 30 novembre 2025 après le Conseil des ministres.

Quel est le taux de cotisation salariale à la CNAS ?

Pour le régime général, la part du salarié est de 9 %. La part de l’employeur est de 25 %, plus 0,5 % de la masse salariale brute pour les œuvres sociales, soit 34,5 % au total. Le salaire servant d’assiette ne peut pas être inférieur au SNMG.

Le barème de l’IRG du simulateur est-il officiel ?

Non, pas à ce stade. Il provient d’un site d’information (algerie360.com) qui cite la Direction générale des impôts. Les pages de la DGI n’ont pas pu être lues. Toutes les tranches, taux, le seuil d’exonération et l’abattement sont modifiables dans le simulateur afin de les aligner sur le barème officiel.

La loi de finances 2026 a-t-elle modifié l’IRG sur les salaires ?

Dans le texte du Journal officiel n° 88 consulté, l’article 11 ne modifie l’article 104 du code des impôts directs que pour les revenus de capitaux mobiliers (retenue libératoire de 10 %). Les autres parties de l’article sont indiquées sans changement et le barème des salaires n’y figure pas.

Le simulateur gère-t-il le treizième mois, les primes ou les cadres ?

Non. La situation de famille, les frais professionnels, les primes, le statut de cadre ou de fonctionnaire et le treizième mois ne sont pas modélisés, faute de règle confirmée par une source officielle ouverte. Le résultat est un calcul sur un salaire brut mensuel unique.

Pour aller plus loin : organismes et ressources