Simulateur de salaire net en France (2026)
Calcul dans votre navigateur, sans envoi de données. Net = montant viré sur le compte bancaire (après cotisations et impôt à la source quand il existe). Résultat indicatif, voir les hypothèses affichées sous le résultat.
Trois façons de parler d'une journée de salaire
Quand un salarié dit « ma journée vaut 115 € », il pense presque toujours au brut. Or la somme qui arrive sur le compte est plus basse, et l'écart se calcule en deux temps. Le premier retrait correspond aux cotisations salariales et à la CSG-CRDS, ce qui donne le net avant impôt. Le second est le prélèvement à la source, ce qui donne le net à payer, c'est-à-dire le montant réellement viré. Ce site appelle « net » ce dernier chiffre.
Pour passer d'un mois à une journée, la logique est toujours la même : on prend la valeur mensuelle de l'étape qui vous intéresse et on la divise par un nombre de jours. La difficulté est que ce nombre varie selon l'usage. Pour comparer deux offres d'emploi, on utilise une moyenne annuelle. Pour retirer une absence de la paie, on utilise la règle de l'entreprise ou de la convention collective. Pour facturer une mission au jour, on part de ce que le client est prêt à payer.
Gardez en tête qu'un taux journalier moyen ne se compare qu'à un autre taux calculé de la même façon. Un salarié qui annonce 90 € par jour en net et un autre qui annonce 90 € par jour en brut ne gagnent pas la même chose : à 2 500 € de brut mensuel, l'écart entre les deux représente environ 27 € par jour.
Le choix du diviseur : 21,67, 22, 30 ou le calendrier réel
Il n'existe pas de diviseur légal unique pour convertir un salaire mensuel en salaire journalier. Quatre conventions circulent dans les services de paie, et elles ne donnent pas le même résultat.
| Convention | Diviseur | Origine | Valeur d'une journée pour 2 500 € brut |
|---|---|---|---|
| Jours ouvrés moyens | 21,67 | 260 jours ouvrés par an divisés par 12 mois | 115,38 € |
| Jours ouvrés du mois | 22 (ou 20, 21, 23 selon le mois) | Calendrier du mois en cours, lundi au vendredi | 113,64 € pour 22 jours |
| Mois calendaire | 30 | Tous les jours, week-ends compris | 83,33 € |
| Heures réelles | Heures du contrat | Salaire horaire multiplié par les heures de la journée | 16,4832 € x 7 h = 115,38 € |
Le diviseur 21,67 est une moyenne de calcul : 260 jours ouvrés répartis sur 12 mois. Il est cohérent avec la base horaire de 151,67 heures par mois (35 heures x 52 semaines / 12), car 151,67 heures divisées par 7 heures donnent bien 21,67 jours. Le diviseur 30, lui, ne vaut que si l'on décide de rémunérer chaque jour du calendrier, y compris le dimanche : il minimise la valeur de la journée et donc la retenue en cas d'absence, ce qui peut être contesté par le salarié lorsqu'il n'est prévu ni par la convention collective ni par le contrat.
Sur la méthode à privilégier, la DREETS Nouvelle-Aquitaine rappelle, à propos des assistants maternels, que la Cour de cassation écarte les calculs forfaitaires pour une retenue d'absence et exige de rétablir le salaire horaire réel du mois, c'est-à-dire le salaire mensualisé divisé par les heures réellement programmées. Ce raisonnement vaut comme repère : plus la méthode colle aux heures qui auraient dû être travaillées, moins elle prête à discussion.
Exemple complet : un salarié non-cadre à 2 500 € brut par mois
Prenons un salarié du privé non-cadre, hors Alsace-Moselle, imposé selon le taux neutre du barème métropolitain. Le simulateur donne pour 2 500 € de brut mensuel :
| Étape | Par mois | Par jour (21,67 jours) |
|---|---|---|
| Salaire brut | 2 500,00 € | 115,38 € |
| Cotisations salariales (vieillesse, Agirc-Arrco, CEG) | 282,75 € | 13,05 € |
| CSG et CRDS | 238,26 € | 11,00 € |
| Net avant impôt sur le revenu | 1 978,99 € | 91,34 € |
| Prélèvement à la source au taux neutre de 2,9 % | 59,46 € | 2,74 € |
| Net à payer | 1 919,54 € | 88,59 € |
Une journée « brute » de 115,38 € se transforme donc en 88,59 € sur le compte, soit un peu moins de 77 % de la valeur de départ. Les cotisations salariales de cet exemple se décomposent ainsi : 172,50 € de vieillesse plafonnée, 10,00 € de vieillesse déplafonnée, 78,75 € de retraite complémentaire Agirc-Arrco et 21,50 € de contribution d'équilibre général. La CSG déductible (167,03 €), la CSG non déductible (58,95 €) et la CRDS (12,28 €) complètent le tableau.
Attention à la lecture du taux de 2,9 % : le simulateur l'applique à la base mensuelle de prélèvement, qu'il estime à partir du net imposable, et non au brut. Ici la base est d'environ 2 050 €, ce qui explique un prélèvement de 59,46 € plutôt que 72,50 € (2,9 % de 2 500 €).
Retirer trois jours d'absence : ce que la paie perd réellement
Imaginons trois jours d'absence non rémunérée dans le mois. La retenue calculée sur le brut dépend du diviseur : 346,15 € avec 21,67 jours, 340,91 € avec 22 jours, seulement 250,00 € avec 30 jours. Avec le diviseur 21,67, le brut du mois tombe à 2 153,85 €.
On relance alors le simulateur avec ce brut réduit. Le net avant impôt passe de 1 978,99 € à 1 704,98 €. Le prélèvement à la source change aussi de tranche, puisque la base baisse : le taux neutre tombe de 2,9 % à 1,3 % et le prélèvement de 59,46 € à 22,96 €. Le net à payer devient 1 682,02 €.
| Indicateur | Mois complet | Mois avec 3 jours d'absence | Écart |
|---|---|---|---|
| Brut | 2 500,00 € | 2 153,85 € | - 346,15 € |
| Net avant impôt | 1 978,99 € | 1 704,98 € | - 274,01 € |
| Prélèvement à la source | 59,46 € | 22,96 € | - 36,50 € |
| Net à payer | 1 919,54 € | 1 682,02 € | - 237,52 € |
Sur le compte bancaire, chaque journée d'absence coûte donc 79,17 € en moyenne, contre 115,38 € de retenue brute : environ 69 % de la retenue. L'écart vient des cotisations qui ne sont pas versées sur la part non payée et de l'impôt retenu qui diminue. Il ne signifie pas que l'absence est « gratuite » : l'impôt définitif se règle l'année suivante sur le revenu réellement perçu, et d'éventuels droits à indemnisation (maladie, par exemple) suivent leurs propres règles, sans rapport avec ce tableau.
Le salarié payé à la journée : 120 € par jour travaillé
Certains contrats (missions courtes, intermittence, certains CDD d'usage) fixent un tarif par jour et non un salaire mensuel. Prenons 120 € bruts par jour et un mois de 20 jours travaillés, soit 2 400 € bruts. Le simulateur donne un net avant impôt de 1 899,83 €, un prélèvement de 57,08 € (taux neutre de 2,9 %) et un net à payer de 1 842,76 €. Chaque jour travaillé rapporte donc 92,14 € nets, soit 76,8 % du brut.
Ce pourcentage est le même que dans l'exemple à 2 500 € (1 919,54 / 2 500 = 76,8 %), ce qui est normal : à ce niveau de salaire, toutes les cotisations s'appliquent en pourcentage fixe du brut et le seul élément qui varie est le taux de prélèvement. Cette stabilité permet une règle de poche : pour un salaire non-cadre entre 2 000 € et 2 800 € bruts par mois, le net à payer représente de 75,8 % à 78,8 % du brut, selon le taux de prélèvement.
Pour ce profil, la variable qui compte est le nombre de jours du mois. Le même tarif de 120 € donne 2 160 € sur 18 jours et 2 760 € sur 23 jours : 600 € d'écart sur le brut, soit environ 460 € d'écart sur le net, sans que le tarif ait changé. Un calcul annuel (jours travaillés prévus sur douze mois) évite ces à-coups quand on compare une offre mensualisée et une offre à la journée.
Où se situe le seuil du Smic exprimé en jours
Le Smic est défini à l'heure : 12,31 € brut depuis le 1er juin 2026. Pour 35 heures hebdomadaires, soit 151,67 heures par mois, cela donne 1 867,02 € bruts mensuels. Une journée de 7 heures représente donc 86,17 € bruts (12,31 x 7), et ce chiffre est strictement identique à 1 867,02 divisé par 21,67 : les deux méthodes concordent parce que 151,67 heures correspondent à 21,67 jours de 7 heures.
Si le tarif journalier proposé sur une mission est inférieur à 86,17 € pour une journée de 7 heures, il est inférieur au Smic horaire. Ce repère vaut pour un salarié à 35 heures ; une convention collective peut fixer un minimum plus élevé pour la catégorie concernée.
Au Smic mensuel, le simulateur donne un net avant impôt de 1 477,93 €, sans prélèvement à la source au taux neutre (la base reste sous le seuil de la grille), soit 1 477,93 € nets à payer et 68,21 € par jour moyen (1 477,93 / 21,67).
Les pièges de calcul à éviter
- Mélanger les étapes : diviser un net par un diviseur prévu pour le brut, ou inversement, fausse la comparaison. Choisissez une étape (brut, net avant impôt ou net à payer) et tenez-vous-y.
- Arrondir trop tôt : 115,38 € x 21,67 donne 2 500,22 €, alors que 2 500 / 21,6667 donne exactement 115,3846 €. Conservez les décimales jusqu'au résultat final et arrondissez une seule fois, au centime.
- Oublier que le mois change : pour un salarié mensualisé, le salaire est lissé et ne dépend pas du nombre de jours ouvrés du mois. Seule la retenue d'absence utilise un diviseur.
- Appliquer le taux de prélèvement du bulletin à la mauvaise base : le taux s'applique à une base proche du net imposable, pas au brut. Une absence peut en outre faire passer la base d'une tranche de la grille à une autre, ce qui modifie le taux du mois.
- Traiter l'indemnité de congés payés comme une journée ordinaire : elle suit ses propres méthodes de calcul, abordées dans des pages dédiées.
- Confondre taux neutre et taux personnalisé : le simulateur applique le taux neutre par défaut. Si l'administration fiscale a transmis un taux personnalisé, renseignez-le dans le champ prévu, le net à payer s'en trouvera modifié.
Hypothèses du simulateur utilisé
Le simulateur de cette page calcule pour un salarié du privé les cotisations suivantes sur le brut mensuel saisi : vieillesse plafonnée (6,90 % jusqu'à 4 005 €, plafond mensuel de la sécurité sociale 2026), vieillesse déplafonnée (0,40 %), retraite complémentaire Agirc-Arrco (3,15 % sur la tranche jusqu'à 4 005 €, 8,64 % de 4 005 à 32 040 €), contribution d'équilibre général (0,86 % puis 1,08 %), puis la CSG (9,2 %, dont 6,8 % déductible) et la CRDS (0,5 %) sur 98,25 % du brut. Le prélèvement à la source utilise la grille du taux neutre applicable au 1er mai 2026, appliquée à l'ensemble de la base mensuelle.
Ne sont pas inclus : la prévoyance et la mutuelle d'entreprise, les avantages en nature, les titres-restaurant, les primes de transport et les spécificités de votre convention collective. Si votre bulletin affiche un net différent de plusieurs dizaines d'euros, ces lignes en sont la cause la plus probable. Pour un calcul de retenue d'absence, la référence reste la règle écrite dans votre convention collective ou votre contrat.
Questions fréquentes
Quel diviseur utiliser pour passer d'un salaire mensuel à un salaire journalier ?
Aucun diviseur légal unique n'existe. Pour une comparaison, 21,67 jours (260 jours ouvrés par an divisés par 12) est la moyenne la plus courante. Pour une retenue d'absence, suivez la convention collective ou le contrat, et vérifiez que la méthode correspond aux heures réellement non travaillées.
Combien vaut une journée de salaire brut pour 2 500 € par mois ?
Avec le diviseur de 21,67 jours, 2 500 € de brut mensuel donnent 115,38 € par jour. Avec 22 jours on obtient 113,64 €, et avec 30 jours 83,33 €. La différence entre ces méthodes pèse surtout sur le montant d'une retenue d'absence.
Une absence de trois jours réduit-elle le net de trois fois le net journalier moyen ?
Non. Dans l'exemple à 2 500 € bruts, la retenue brute de 346,15 € fait baisser le net à payer de 237,52 €, soit 79,17 € par jour, parce que les cotisations et le prélèvement à la source diminuent en même temps que le brut.
Pourquoi mon net journalier est-il différent de celui d'un collègue au même brut ?
Le taux de prélèvement à la source, l'appartenance à l'Alsace-Moselle, la mutuelle, la prévoyance et le statut (cadre ou non-cadre) modifient le net à payer. Le brut identique ne garantit donc pas un virement identique.
Le Smic journalier existe-t-il ?
Le Smic est fixé à l'heure : 12,31 € brut depuis le 1er juin 2026. Pour une journée de 7 heures, on obtient 86,17 € brut, ce qui correspond à 1 867,02 € mensuels divisés par 21,67 jours.
Peut-on appliquer le taux de prélèvement à la source au brut journalier ?
Ce n'est pas la bonne base. Le taux s'applique à une base proche du net imposable du mois. Appliquer le pourcentage au brut surestime le prélèvement et fausse le net par jour.
Pour aller plus loin : organismes et ressources
- DREETS Nouvelle-Aquitaine — Questions/réponses sur le calcul de la retenue pour absenceRappelle, avec un exemple chiffré, que la retenue d'absence repose sur le salaire horaire réel du mois et non sur un forfait.
- Justice.fr — Absence du salarié : prise en compte pour le calcul des congésFiche officielle sur la prise en compte des absences du salarié.
