Simulateur de salaire net en France (2026)
Calcul dans votre navigateur, sans envoi de données. Net = montant viré sur le compte bancaire (après cotisations et impôt à la source quand il existe). Résultat indicatif, voir les hypothèses affichées sous le résultat.
Ce que le salaire de base contient, et ce qu’il laisse de côté
Le salaire de base rémunère la durée de travail inscrite au contrat, sans les éléments variables ni les accessoires. L’Insee définit le salaire au sens large comme la contrepartie du travail convenue au contrat, incluant le salaire de base, les primes, les heures supplémentaires et les avantages en nature. Le « salaire de base » désigne donc le premier de ces ingrédients, et le brut le total.
La distinction n’est pas qu’un vocabulaire : le salaire de base sert de socle pour calculer le taux horaire servant aux heures supplémentaires, la valeur d’une absence, une prime exprimée en pourcentage ou un minimum conventionnel. Les cotisations, elles, se calculent sur le brut. Une erreur classique consiste à appliquer les taux salariaux au seul salaire de base, en oubliant la prime d’ancienneté ou le panier : le net est alors surestimé de plusieurs dizaines d’euros.
Du taux horaire au salaire de base : la règle de la mensualisation
Le Code du travail prévoit que, pour un horaire égal à la durée légale, la rémunération mensuelle est égale au taux horaire multiplié par 52/12 de la durée hebdomadaire légale. Pour 35 heures, la durée mensualisée est de 151,6667 heures. La paie ne varie donc pas avec le nombre de jours du mois : février et mars rapportent le même salaire de base.
Pour un taux horaire de 14 €, le calcul est : 14 × 35 × 52 ÷ 12 = 2 123,33 €. Si l’on arrondit les heures à 151,67 avant de multiplier, on obtient 2 123,38 € : 5 centimes d’écart, qui suffisent à fausser un contrôle au centime près. Gardez la fraction jusqu’au bout.
Sens inverse : un salaire de base de 2 200 € pour 35 heures correspond à un taux horaire de 2 200 ÷ 151,6667 = 14,51 €. Cette conversion sert à comparer deux offres exprimées différemment, ou à vérifier qu’un taux reste au-dessus du SMIC horaire (12,31 € depuis le 1er juin 2026).
Quand le contrat est à 39 heures : un salaire de base en deux parties
Un horaire de 39 heures par semaine correspond à 169 heures par mois (39 × 52 ÷ 12). Les 35 premières heures sont payées au taux normal, les 4 suivantes sont des heures supplémentaires. À défaut d’accord collectif plus favorable, la majoration est de 25 % pour les huit premières heures supplémentaires de la semaine (de la 36e à la 43e) et de 50 % à partir de la 44e ; un accord peut la fixer à un minimum de 10 %.
Avec 14 € de taux horaire, le salaire correspondant à 39 heures est :
- 35 heures : 14 × 151,6667 = 2 123,33 € ;
- 4 heures par semaine, soit 17,3333 heures par mois, majorées de 25 % : 17,3333 × 14 × 1,25 = 303,33 € ;
- total : 2 426,67 €.
Autrement dit, 4 heures de plus par semaine rapportent 14,3 % de brut supplémentaire (303,33 ÷ 2 123,33) pour 11,4 % de temps de travail en plus (4 ÷ 35). Selon le contrat, les heures supplémentaires peuvent figurer dans une ligne distincte ou être incluses dans un salaire de base « à 39 heures » ; le montant du brut est le même, mais le calcul des heures se compte par semaine civile, pas par mois, et un congé payé pris dans la semaine compte comme du temps travaillé.
Ajouter les primes pour obtenir le brut soumis à cotisations
Supposons maintenant une prime mensuelle de 150 € (ancienneté, assiduité ou équivalent selon la convention collective). Le brut devient 2 426,67 + 150 = 2 576,67 €. Les primes, comme les heures supplémentaires et les avantages en nature, entrent dans l’assiette des cotisations. Les remboursements de frais professionnels réellement engagés n’y entrent pas en principe, sous conditions, qu’il faut vérifier sur la règle applicable à votre entreprise.
L’ordre des opérations est important : on détermine d’abord le taux horaire servant de base aux heures supplémentaires, puis la majoration, et l’on ajoute les primes en dernier. Certaines conventions prévoient que des primes entrent dans le taux horaire de référence ; la convention collective de la branche donne alors la règle.
Le net correspondant aux trois niveaux
Les montants ci-dessous sont calculés pour un non-cadre de métropole, hors Alsace-Moselle, au taux neutre de prélèvement à la source.
| Niveau | Brut | Cotisations | CSG + CRDS | Net avant impôt | Prélèvement | Net à payer |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Base 35 h | 2 123,33 € | 240,15 € | 202,36 € | 1 680,82 € | 1,3 % : 22,64 € | 1 658,19 € |
| Base + 4 h supplémentaires | 2 426,67 € | 274,46 € | 231,27 € | 1 920,95 € | 2,9 % : 57,71 € | 1 863,23 € |
| Avec prime de 150 € | 2 576,67 € | 291,42 € | 245,56 € | 2 039,69 € | 3,5 % : 73,96 € | 1 965,73 € |
Les 453,34 € de brut ajoutés à la base (303,34 € d’heures supplémentaires et 150 € de prime) ne produisent que 307,54 € de net à payer supplémentaire : le rendement net des éléments variables est d’environ 68 %, car ils subissent les cotisations, la CSG, la CRDS et un taux de prélèvement qui monte d’un palier à l’autre.
Heures supplémentaires : deux avantages que le simulateur ne compte pas
Deux dispositifs allègent le coût des heures supplémentaires pour le salarié. D’abord, une réduction de cotisations salariales, égale à la rémunération des heures supplémentaires (majoration incluse) multipliée par le taux des cotisations de vieillesse et de retraite complémentaire, dans la limite de 11,31 %. Ensuite, une exonération d’impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 € de rémunération nette imposable par an.
Sur l’exemple, 303,33 € de rémunération d’heures supplémentaires ouvrent une réduction maximale de 303,33 × 11,31 % = 34,31 € par mois. Le net du bulletin serait donc supérieur d’autant à celui du tableau. Annualisé, le gain d’environ 412 € s’ajoute à une exonération d’impôt sur 3 640 € de rémunération, largement sous le plafond de 7 500 €. Ces dispositifs ne sont pas intégrés dans le simulateur, qui les ignore par prudence : le montant exact dépend du détail de l’horaire déclaré.
Six pièges du calcul du salaire de base
- Arrondir la durée mensuelle : 151,67 au lieu de 151,6667, ou pire 152 ou 150 heures.
- Confondre salaire de base et brut : les cotisations portent sur le brut complet.
- Appliquer la majoration à toutes les heures : seules celles qui dépassent 35 heures hebdomadaires, comptées par semaine, sont des heures supplémentaires.
- Oublier le minimum conventionnel : la grille de la branche peut fixer un niveau supérieur au SMIC pour votre coefficient.
- Ignorer le prorata : un salarié entré ou parti en cours de mois est payé au prorata, selon la méthode de la convention ou de l’entreprise.
- Mélanger temps partiel et temps plein : la durée hebdomadaire du contrat remplace 35 dans la formule, sans toucher au coefficient 52/12.
Questions fréquentes
Quelle est la formule du salaire de base mensuel ?
Taux horaire brut × durée hebdomadaire × 52 ÷ 12. Pour 14 € et 35 heures, cela donne 2 123,33 € brut par mois. Cette mensualisation assure un salaire identique chaque mois, quel que soit le nombre de jours.
Le salaire de base est-il le même que le salaire brut ?
Pas toujours. Le salaire de base est la partie fixe prévue au contrat ; le brut y ajoute primes, heures supplémentaires et avantages en nature. Il peut aussi y avoir égalité si le bulletin ne comporte aucun complément.
Comment passer d’un salaire de base mensuel au taux horaire ?
Divisez le salaire mensuel par la durée mensualisée : 151,6667 heures pour 35 heures par semaine, 169 heures pour 39 heures. Exemple : 2 200 € ÷ 151,6667 = 14,51 € de l’heure.
Les primes augmentent-elles le salaire de base ?
Non, elles sont une ligne séparée du bulletin, sauf si le contrat les intègre. Elles augmentent le brut et sont soumises aux cotisations et à la CSG comme le reste. Leur régime dépend de la convention collective.
Les heures supplémentaires sont-elles incluses dans le salaire de base d’un contrat à 39 heures ?
Cela dépend du contrat. Le brut est identique, mais la majoration de 25 % sur les quatre heures doit apparaître, sur une ligne ou dans le taux. Vérifiez que le bulletin mentionne les heures supplémentaires pour bénéficier de la réduction de cotisations qui y est attachée.
Pour aller plus loin : organismes et ressources
- Code du travail numérique — article L3242-1 sur la mensualisationTexte de la règle selon laquelle le salaire mensuel est égal au taux horaire multiplié par 52/12 de la durée hebdomadaire légale.
- Service-public.gouv.fr — Heures supplémentaires d’un salarié du secteur privéMajorations de 25 % et 50 %, minimum de 10 % par accord, décompte par semaine civile et traitement des congés payés.
