Simulateur de salaire net en France (2026)
Calcul dans votre navigateur, sans envoi de données. Net = montant viré sur le compte bancaire (après cotisations et impôt à la source quand il existe). Résultat indicatif, voir les hypothèses affichées sous le résultat.
Ce que recouvre la part variable
La fiche du service public sur le salaire, les primes et les avantages (vérifiée le 1er juin 2026) rappelle que le salaire comprend les sommes versées en argent et les avantages en nature, et que, pour le calcul des cotisations, il faut compter les salaires, les indemnités de congés payés, les primes et gratifications, les avantages en nature, les commissions et les pourboires. La même fiche distingue :
- les primes et gratifications obligatoires, prévues par le contrat, un accord collectif, un usage ou un engagement unilatéral de l'employeur (prime de fin d'année, de 13e mois, de vacances, d'ancienneté ou de pénibilité), qui font partie du salaire ;
- les primes non obligatoires, comme une prime de résultats ou un bonus décidé par l'employeur, qui ne font pas partie du salaire au sens de cette fiche.
Pour le calcul du net, la distinction est moins importante que la vérification de l'assiette : un élément versé en argent et soumis à cotisations suit la mécanique ordinaire. Les exonérations spécifiques (pourboires jusqu'au 31 décembre 2028 sous conditions, heures supplémentaires) sont des cas à part.
Les formules de base
Trois schémas couvrent l'essentiel des rémunérations variables :
| Mécanisme | Formule | Exemple |
|---|---|---|
| Commission proportionnelle | taux × assiette (chiffre d'affaires, marge) | 3 % × 20 000 € = 600 € |
| Commission par paliers | taux 1 × tranche 1 + taux 2 × tranche 2 | 2 % × 10 000 + 4 % × 10 000 = 600 € |
| Prime sur objectif | montant cible × taux d'atteinte | 2 000 € × 75 % = 1 500 € |
Le piège est le calcul par paliers : le second taux ne s'applique qu'à la fraction qui dépasse le seuil, pas à l'ensemble du chiffre d'affaires. Autre point : le contrat ou l'avenant doit fixer clairement la formule ; d'après la fiche du service public, le salaire ne peut pas être modifié sans l'accord du salarié, dont le refus n'est pas une faute mais peut conduire à un licenciement pour cause réelle et sérieuse.
Quelle que soit la formule, la rémunération totale ne peut pas être inférieure au Smic, soit 1 867,02 € bruts par mois à temps plein depuis le 1er juin 2026. Un fixe bas compensé par des commissions doit donc rester contrôlé mois par mois.
Exemple 1 : une commission de 600 € sur un fixe de 2 200 €
Un salarié non-cadre en métropole, hors Alsace-Moselle, perçoit 2 200 € de fixe. Il réalise 20 000 € de ventes dans le mois, à 3 % de commission, soit 600 € bruts. Résultats du simulateur France (barème 2026) :
| Ligne | Sans commission | Avec commission | Variation |
|---|---|---|---|
| Brut | 2 200,00 € | 2 800,00 € | +600,00 € |
| Net avant impôt | 1 741,51 € | 2 216,47 € | +474,96 € |
| Net à payer, taux personnalisé de 8 % | 1 597,18 € | 2 032,77 € | +435,59 € |
| Net à payer, taux neutre | 1 718,06 € | 2 122,33 € | +404,27 € |
Sur 600 € bruts, 474,96 € restent avant impôt (79,2 %) : les cotisations, la CSG et la CRDS prélèvent environ 21 %. Après un prélèvement de 8 %, il reste 435,59 €, soit 72,6 % de la commission. Avec le taux neutre, la hausse de la base fait passer le taux de 1,3 % à 4,1 % : 404,27 € nets, soit 67,4 %.
Exemple 2 : un bonus de 1 500 € qui franchit le plafond
Cas d'un salarié payé 3 800 € qui reçoit un bonus de 1 500 €, soit 5 300 € bruts dans le mois. Le plafond mensuel de la sécurité sociale est de 4 005 € en 2026 : au-delà, la retraite complémentaire passe de 3,15 % à 8,64 % sur la tranche supérieure, la contribution d'équilibre général de 0,86 % à 1,08 %, et la contribution d'équilibre technique de 0,14 % s'ajoute.
| Ligne | 3 800 € bruts | 5 300 € bruts | Variation |
|---|---|---|---|
| Vieillesse plafonnée | 262,20 € | 276,35 € | +14,15 € |
| Retraite complémentaire Agirc-Arrco | 119,70 € | 238,05 € | +118,35 € |
| Net avant impôt | 3 008,07 € | 4 203,46 € | +1 195,39 € |
| Net à payer, taux de 8 % | 2 758,76 € | 3 855,10 € | +1 096,34 € |
| Net à payer, taux neutre | 2 774,34 € | 3 602,54 € | +828,20 € |
Le bonus de 1 500 € rapporte 1 195,39 € avant impôt (79,7 %), un peu plus que la commission de l'exemple 1 : la vieillesse plafonnée n'augmente que de 14,15 € car son assiette est bloquée à 4 005 €. Avec un taux personnalisé de 8 %, 73,1 % du bonus arrive sur le compte ; avec le taux neutre, 55,2 % seulement, parce que la base dépasse le seuil de 4 019 € de la grille et bascule de 7,5 % à 13,8 %.
Un point d'incertitude : le simulateur applique la contribution d'équilibre technique à la totalité du salaire dès qu'il dépasse 4 005 € (7,42 € à 5 300 €). Deux pages officielles consultées divergent sur son assiette : si elle ne porte que sur la part au-delà du plafond, la cotisation serait de 1,81 €, soit 5,61 € d'écart sur le mois.
Le mois de prime et le prélèvement à la source
Le prélèvement est calculé sur la base du mois : un versement exceptionnel peut donc gonfler le prélèvement sans changer l'impôt annuel. Avec un taux personnalisé fixe, la retenue du mois de prime est proportionnelle à la base (8 % de 4 354,46 € = 348,36 € pour l'exemple 2). Avec le taux neutre, la base entière change de tranche, ce qui produit l'effet de marche décrit ailleurs sur ce site pour le net après impôt.
Le taux personnalisé se modifie depuis l'espace « Finances publiques » de impots.gouv.fr. Le prélèvement n'est qu'une avance : si le revenu de l'année est plus faible que celui supposé par le taux, l'excédent est restitué après la déclaration.
Lisser ou concentrer : la même somme, deux résultats
Une rémunération variable annuelle de 7 200 € peut être versée en douze fois 600 € ou en une seule fois. Les montants bruts sont identiques ; les cotisations plafonnées, elles, ne le sont pas dans un calcul mensuel. Comparaison sur l'année (fixe 2 200 € par mois, taux personnalisé de 8 %) :
| Mode | Brut annuel | Net avant impôt annuel | Net à payer annuel |
|---|---|---|---|
| 12 × 600 € lissés | 33 600 € | 26 597,64 € | 24 393,24 € |
| 7 200 € en un mois (9 400 € ce mois-là) | 33 600 € | 26 648,67 € | 24 440,25 € |
L'écart de 51,03 € avant impôt vient du plafond : sur le mois à 9 400 €, la vieillesse plafonnée est limitée à 276,35 € quand, sur douze mois à 2 800 €, elle vaut 193,20 € par mois. Ne tirez pas de conclusion définitive de cet écart : de nombreux employeurs régularisent les plafonds en cours d'année ou en fin d'année, ce qui l'efface. Interrogez le service de paie sur la méthode utilisée avant de décider d'un étalement.
Lire et contrôler une ligne de variable sur le bulletin
- La formule : retrouvez dans le contrat ou l'avenant le taux, l'assiette et la période de référence.
- L'assiette de calcul : chiffre d'affaires encaissé ou facturé, marge brute, nombre de dossiers. Une différence d'une semaine sur la clôture de la période suffit à déplacer une commission d'un mois sur l'autre.
- La mention sur le bulletin : la prime doit apparaître sur une ligne dédiée, avec son brut, pour être contrôlée.
- Le net : comparez avec le simulateur. Un écart supérieur à quelques euros doit s'expliquer par la mutuelle, la prévoyance ou une convention particulière.
Si une prime est annoncée « nette », demandez le brut correspondant : le calcul inverse est plus délicat et dépend des tranches.
Questions fréquentes
Les commissions sont-elles soumises aux cotisations sociales ?
Oui. La fiche du service public sur le salaire cite les commissions parmi les éléments pris en compte pour le calcul des cotisations, avec les primes et gratifications, les avantages en nature et les pourboires (ces derniers sous conditions d'exonération).
Quelle part d'une prime de 1 500 € reste sur le compte ?
Dans l'exemple d'un salarié à 3 800 € bruts, 1 195,39 € restent avant impôt (79,7 %). Après un prélèvement à la source de 8 %, il reste 1 096,34 € (73,1 %). Avec le taux neutre, le mois bascule dans une tranche supérieure et il ne reste que 828,20 €.
Un bonus décidé par l'employeur fait-il partie du salaire ?
D'après la fiche du service public, une prime non obligatoire comme une prime de résultats ou un bonus décidé par l'employeur ne fait pas partie du salaire. Une prime prévue par le contrat, un accord ou un usage constant est au contraire obligatoire.
Un salaire fixe peut-il être inférieur au Smic si les commissions compensent ?
La rémunération ne peut pas être inférieure au Smic, soit 1 867,02 € bruts par mois à temps plein depuis le 1er juin 2026. Les modalités de vérification (mois par mois ou sur une période) dépendent de la nature des éléments variables : consultez la convention collective ou l'inspection du travail.
Pourquoi le simulateur donne-t-il des résultats différents d'un bulletin avec prime ?
Il calcule chaque mois isolément avec le plafond de 4 005 € et suppose un prélèvement fondé sur le taux neutre ou sur un taux saisi. Les régularisations de plafond de l'employeur, la mutuelle et la prévoyance peuvent produire un écart de quelques euros.
Pour aller plus loin : organismes et ressources
- Urssaf — Comment sont calculées les cotisations et contributions d'un employeurExplique l'assiette des cotisations sur les éléments de rémunération, dont primes et commissions.
- Code du travail numérique — Article R3243-1 : mentions du bulletin de paieListe les mentions que doit comporter le bulletin, utile pour contrôler une ligne de prime.
- Economie.gouv.fr — Tout savoir sur la fiche de paiePrésente la structure d'une fiche de paie et les éléments de rémunération qui y figurent.
