Simulateur de salaire net en France (2026)
Calcul dans votre navigateur, sans envoi de données. Net = montant viré sur le compte bancaire (après cotisations et impôt à la source quand il existe). Résultat indicatif, voir les hypothèses affichées sous le résultat.
Ce que le simulateur calcule, et ce qu'il ne calcule pas
Le simulateur applique à un brut mensuel les cotisations salariales d'un salarié non-cadre du privé, la CSG, la CRDS et le prélèvement à la source au taux neutre de la grille 2026. Il convient pour obtenir un ordre de grandeur du net d'un mois dans lequel un intermittent aurait été payé en plusieurs cachets ou en un contrat de plusieurs semaines.
Il ne reproduit pas les particularités du secteur : le régime de retraite et de prévoyance des professionnels du spectacle géré par Audiens, les assiettes de cotisations propres à certaines catégories d'artistes, les caisses de congés spectacles qui versent les congés payés à la place de l'employeur, ni le calcul de l'allocation chômage d'intermittent. Pour un contrat précis, la seule référence fiable est la fiche de paie ou le bulletin de salaire de l'employeur et la simulation du site de l'organisme qui verse l'allocation.
Le cachet : une unité de paiement, pas un montant fixe
Le cachet est la rémunération d'une prestation, souvent une représentation ou une journée de travail, fixée par la convention collective applicable, un barème de production ou un accord direct. Le montant varie énormément : de quelques dizaines à plusieurs centaines d'euros brut par cachet selon le secteur (théâtre public, musique, audiovisuel, cinéma), la fonction et la production.
Le contrat d'un intermittent est le plus souvent un contrat à durée déterminée d'usage. Le salaire se compose du cachet, de majorations éventuelles (heures supplémentaires, travail de nuit) et de l'indemnité de congés spectacles, versée par la caisse dont l'employeur est adhérent. Le net à payer s'en déduit après les cotisations salariales et le prélèvement à la source.
Exemple de passage du brut au net avec le simulateur : un mois de douze cachets de 180 € brut représente 2 160 € brut. Le simulateur indique 1 709,85 € de net avant impôt puis 1 686,82 € de net à payer (taux neutre de 1,3 %). Pour un cachet unique de 180 €, le net est donc proche de 140 € avant les spécificités du secteur.
Les 507 heures : compter en cachets
L'accès à l'allocation spécifique dépend d'un volume de travail : 507 heures dans les métiers du spectacle au cours des douze mois qui précèdent la fin du dernier contrat. La fin de ce contrat sert de date de référence ; l'indemnisation dure ensuite douze mois à compter de cette date.
Pour les artistes, les heures sont souvent comptées à partir de cachets. Selon la règle documentée par l'organisme d'indemnisation, un cachet isolé (prestation de moins de cinq jours chez le même employeur) vaut douze heures, et un cachet groupé (cinq jours consécutifs ou plus pour le même employeur) huit heures. À partir de là :
| Type de cachet | Heures par cachet | Cachets pour atteindre 507 h |
|---|---|---|
| Isolé | 12 h | 43 (42,25 arrondi au-dessus) |
| Groupé | 8 h | 64 (63,4 arrondi au-dessus) |
Le chiffre de 12 heures et celui de 8 heures sont issus d'un document de l'organisme d'indemnisation daté des règles de 2014 : leur application aujourd'hui est à confirmer sur le site de France Travail avant de planifier une saison. Les plafonds mensuels (208 heures pour un technicien, 28 cachets pour un artiste) figurent dans le même document.
Annexe 8 ou annexe 10 : quelle différence ?
Les règles d'indemnisation sont réunies dans deux annexes au règlement de l'assurance chômage. L'annexe 8 concerne les ouvriers et techniciens de l'édition d'enregistrements sonores, de la production cinématographique et audiovisuelle, de la radio, de la diffusion et du spectacle vivant. L'annexe 10 concerne les artistes du spectacle. L'annexe 8 impose en outre que l'emploi occupé figure sur une liste de fonctions précise.
Quand une personne a travaillé à la fois comme technicien et comme artiste, toutes les heures comptent pour atteindre les 507 heures, et l'annexe applicable est celle qui correspond au plus grand nombre d'heures. Les heures hors du secteur du spectacle (contrat de travail classique ou intérim) et le travail indépendant ne sont pas prises en compte.
- Les heures de formation non rémunérée comptent dans une limite fixée par le règlement.
- Les heures d'enseignement artistique comptent dans une limite fixée, relevée après 50 ans.
- Les congés maternité, adoption ou accident du travail sont assimilés à un nombre d'heures par jour.
Cumuler salaire et allocation sans se tromper
La plupart des allocataires intermittents cumulent des périodes de travail et des périodes indemnisées : l'Unédic évalue à 95 % la part d'allocataires qui cumulent salaire et allocation en année normale. Le principe est que l'allocation est versée pour les jours non travaillés du mois, en fonction du salaire de référence, du nombre d'heures et de l'annexe, avec un délai de carence à l'ouverture des droits.
Le raisonnement à tenir est donc mensuel : pour chaque mois, le revenu est le total des cachets nets, augmenté de l'allocation versée pour les jours non travaillés, sous réserve des plafonds de cumul. L'allocation journalière ne se devine pas : elle est calculée à partir d'une formule qui combine salaires, heures et un minimum, et son plafond a évolué plusieurs fois. Les montants détaillés doivent être consultés sur la simulation officielle plutôt qu'estimés ici.
Une déclaration exacte et ponctuelle de chaque mois d'activité est indispensable : un cachet mal déclaré fausse le calcul du mois et peut entraîner un trop-perçu à rembourser.
Un exemple de saison, du cachet au revenu annuel
Prenons un musicien qui joue des cachets isolés payés 180 € brut. Pour ouvrir ses droits, il lui faut 43 cachets sur douze mois, soit 7 740 € de salaire brut cumulé (43 × 180 €). Passé ce seuil d'heures, il est éligible à l'allocation, dont le niveau dépendra des salaires versés et du nombre d'heures déclarées.
S'il a trente cachets au premier semestre et vingt-cinq au second, il atteint 55 cachets, soit 660 heures comptées à douze heures chacun, avec 9 900 € de brut. Le net à payer correspondant se situe autour de 7 800 € avant spécificités du secteur, soit une moyenne de 650 € par mois ; c'est pourquoi les revenus d'un intermittent ne sont pas lisibles sans l'allocation qui complète les mois creux.
À l'inverse, un technicien qui enchaîne trois mois pleins de 2 800 € brut totalise 8 400 € de brut. Il dépasse l'équivalent horaire de 507 heures seulement si ces mois contiennent assez d'heures déclarées, ce qui souligne l'importance du décompte en heures, et non du seul salaire.
Les points qui font varier le net
Plusieurs éléments changent le résultat d'un cachet à l'autre, indépendamment du montant brut :
- La convention collective applicable fixe les minima, les majorations et les cotisations de prévoyance propres au secteur.
- Le statut de l'employeur : un guichet unique pour le spectacle vivant permet à un particulier ou une association d'embaucher sans gérer la paie, ce qui change la fiche de paie mais pas le principe.
- Le taux de prélèvement à la source : le taux neutre, appliqué quand le taux personnalisé n'est pas transmis, peut être supérieur au taux réel du foyer ; il se régularise à la déclaration annuelle.
- Les congés spectacles : l'indemnité de congés est versée par la caisse du secteur et non par l'employeur, ce qui décale le moment où l'argent arrive.
Questions fréquentes
Combien d'heures faut-il pour être intermittent du spectacle indemnisé ?
Il faut 507 heures de travail dans les métiers du spectacle au cours des douze mois précédant la fin du dernier contrat. L'indemnisation court ensuite sur douze mois à compter de cette date de fin de contrat.
Combien d'heures compte un cachet ?
Selon la règle documentée par l'organisme d'indemnisation, un cachet isolé compte pour douze heures et un cachet groupé, c'est-à-dire cinq jours consécutifs ou plus chez le même employeur, pour huit heures. Cette règle est à vérifier sur le site de France Travail car le document consulté date de 2014.
Quelle est la différence entre l'annexe 8 et l'annexe 10 ?
L'annexe 8 vise les ouvriers et techniciens du spectacle, sous réserve que la fonction figure sur la liste prévue. L'annexe 10 vise les artistes du spectacle. Si les deux types d'activité sont mélangés, l'annexe est celle qui correspond au plus grand nombre d'heures.
Le simulateur de la page donne-t-il le net réel d'un intermittent ?
Non, il donne le net d'un salarié du secteur privé de droit commun. Il sert à estimer un ordre de grandeur à partir d'un brut mensuel mais il ne tient compte ni des cotisations de prévoyance propres au secteur ni du calcul de l'allocation d'intermittent.
Peut-on cumuler cachets et allocation chômage ?
Oui, c'est le fonctionnement habituel du régime : l'allocation est versée pour les jours non travaillés du mois. Il faut déclarer chaque mois les cachets perçus et les heures correspondantes, faute de quoi un trop-perçu peut être réclamé.
Pour aller plus loin : organismes et ressources
- Unédic — L'indemnisation des intermittents du spectacle par l'assurance chômageSynthèse des conditions d'accès (507 heures), des annexes 8 et 10 et de la durée d'indemnisation.
- France Travail — Intermittents du spectacle : droits à compterDécrit les heures prises en compte, la conversion des cachets et les périodes de référence.
- Audiens — Fiche pratique sur les congés spectaclesExplique comment les congés payés sont versés par la caisse dédiée au spectacle.
