Simulateur de salaire net en France (2026)

Calcul dans votre navigateur, sans envoi de données. Net = montant viré sur le compte bancaire (après cotisations et impôt à la source quand il existe). Résultat indicatif, voir les hypothèses affichées sous le résultat.

Qu’appelle-t-on un vacataire ?

Le mot n’est pas un statut unique mais une manière de rémunérer. Un vacataire est recruté pour exécuter un acte déterminé et limité dans le temps, payé à chaque vacation : une heure de cours, une séance de jury, une mission d’enquête, un remplacement ponctuel. Trois situations se rencontrent le plus souvent.

La réponse du ministère de l’Enseignement supérieur à une question écrite à l’Assemblée nationale, publiée au Journal officiel en mars 2025, rappelle une condition de fond : les vacataires de l’enseignement supérieur ne doivent pas exercer cette fonction à titre principal. Le ministère cite aussi une enquête selon laquelle la majorité d’entre eux ont une autre activité salariée ou perçoivent une retraite, et seuls 10 % gagnent plus de 4 000 € bruts par an grâce à ces vacations.

Public ou privé : deux jeux de cotisations

Le simulateur ci-dessus applique le barème du salarié du privé : vieillesse du régime général, retraite complémentaire Agirc-Arrco, CEG, CSG et CRDS. Il convient pour le vacataire salarié d’une entreprise. Pour un vacataire d’un établissement public, la retraite complémentaire n’est pas l’Agirc-Arrco mais l’Ircantec, ce qui change une ligne de la fiche de paie.

Tranche de rémunérationTaux salarié Ircantec 2026Taux employeur
Tranche A, jusqu’à 4 005 € par mois (48 060 € par an)2,84 %4,27 %
Tranche B, au-delà de ce plafond7,06 %12,75 %

Ces taux sont les taux d’appel affichés sur la page des paramètres de l’Ircantec. Ils sont supérieurs aux taux théoriques qui servent à calculer les points (2,24 % et 5,56 % pour la part salariale), la différence correspondant à l’écart d’appel prévu par le régime. Un vacataire qui travaille deux heures par semaine n’approchera jamais le plafond : toute sa rémunération se trouve en tranche A.

Pour le reste, la CSG et la CRDS s’appliquent à 98,25 % de la rémunération brute au taux de 9,2 % et 0,5 % : la CSG se décompose en 6,8 % déductible du revenu imposable et 2,4 % non déductible. Les cotisations de vieillesse du régime général éventuellement dues dépendent du statut exact du vacataire ; à confirmer sur le bulletin et auprès du gestionnaire de paie de l’établissement.

Exemple d’une vacation publique : 600 € brut dans le mois

Admettons un chargé d’enseignement vacataire d’une université, qui a effectué 15 heures dans le mois à 40 € brut de l’heure (taux d’école, non officiel), soit 600 € brut. On suppose qu’il cotise au régime général pour la vieillesse (6,90 % et 0,40 %) et à l’Ircantec. Cette hypothèse est à vérifier sur sa fiche réelle.

LigneMontant
Rémunération brute600,00 €
Ircantec tranche A (2,84 %)- 17,04 €
Vieillesse (6,90 % + 0,40 %)- 43,80 €
CSG (9,2 % de 589,50 €)- 54,23 €
CRDS (0,5 % de 589,50 €)- 2,95 €
Net avant impôt481,98 €

Dans ce calcul, 589,50 € est 98,25 % de 600 €. Le prélèvement à la source n’est pas déduit : le taux neutre étant de 0 % jusqu’à 1 635 € de base mensuelle en métropole, un vacataire dont la seule rémunération du mois est de 600 € n’a rien à acquitter au taux neutre. Si son foyer est imposé à un taux personnalisé de 10 %, la retenue serait de 10 % du net imposable, calculé après déduction de la CSG déductible.

À titre de comparaison, le simulateur « privé », pour un brut de 800 €, donne un net à payer de 633,28 € (soit 79,2 % du brut) et, pour 1 500 €, 1 187,40 €.

Vacataire en entreprise : le même brut, un autre net

Dans une entreprise privée, le vacataire est un salarié ordinaire, avec un contrat de travail, même ponctuel. Ses retenues sont celles du simulateur : 11,31 % pour la vieillesse et la retraite complémentaire de base, et environ 9,53 % pour la CSG et la CRDS, soit environ 20,8 % au total sur la tranche 1.

Brut mensuelNet avant impôt (privé)Net à payer (taux neutre)
800 €633,28 €633,28 €
1 500 €1 187,40 €1 187,40 €
3 000 €2 374,79 €2 244,40 €

La rémunération à l’heure se calcule simplement : nombre d’heures multiplié par le taux horaire brut, auquel on ajoute les éventuelles indemnités de précarité ou de congés prévues par le contrat. Le salaire horaire ne peut pas être inférieur au SMIC horaire, 12,31 € brut depuis le 1er juin 2026. Un vacataire qui assure 20 heures par mois à ce taux touche 246,20 € brut, soit environ 195 € net avant impôt au même barème.

La fragilité du système apparaît quand les heures sont irrégulières : un mois à 40 heures et le suivant à 0 produisent des fiches de paie très différentes, mais aussi des périodes sans revenu. Le prélèvement à la source, lui, suit chaque paie : sur de petits montants, le taux neutre est nul, ce qui ne dispense pas de déclarer ces revenus l’année suivante.

Délais de paiement et mensualisation

L’un des problèmes les plus documentés dans l’enseignement supérieur est le retard de paiement. Le ministère reconnaît dans sa réponse parlementaire que les délais ont pu atteindre environ six mois, alors qu’une circulaire de 2017 visait un écart maximal de deux mois. Une loi de 2020 (article L. 952-1 du Code de l’éducation) prévoit un paiement mensuel depuis le 1er septembre 2022. Le ministère admet que cette mensualisation n’est pas encore effective partout, faute de système d’information coordonné et à cause des étapes de certification du service fait.

Concrètement, la vacation de septembre peut apparaître sur un bulletin de février. Pour le calcul du net, deux conséquences : le prélèvement à la source est calculé sur le mois du paiement, pas sur le mois d’exécution, et le cumul de plusieurs mois de retard crée un brut élevé qui peut dépasser les seuils du taux neutre, comme pour une commission trimestrielle.

Si les retards se répètent, le vacataire peut s’adresser d’abord au service des ressources humaines ou à la direction de la composante, puis aux représentants du personnel. Les taux des vacations de l’enseignement supérieur sont fixés par l’arrêté du 6 novembre 1989, revalorisés par le décret du 28 juin 2023 ; consultez les montants à jour avant de faire une simulation.

Retraite, chômage, mutuelle : ce que le vacataire acquiert

Une vacation ne donne pas les mêmes droits qu’un contrat classique, et c’est une raison supplémentaire de ne pas se contenter du net. Les cotisations Ircantec ouvrent des points de retraite complémentaire ; plus le salaire annuel est faible, moins il y en a. Les droits à l’assurance chômage et aux indemnités journalières maladie dépendent de la durée de travail et du niveau de rémunération sur les périodes de référence, qui varient avec chaque régime. Le vacataire qui a une activité principale ailleurs bénéficie de la protection de cet emploi, ce que le ministère rappelle justement en exigeant qu’il ne soit pas son activité principale.

Pour mesurer l’intérêt d’une vacation, comparez deux grandeurs et pas seulement le tarif horaire :

Le vacataire indépendant, qui facture, bascule enfin dans un autre monde (cotisations des travailleurs non salariés, déclaration de chiffre d’affaires) : le simulateur n’est alors qu’un repère de comparaison.

Questions fréquentes

Quel est le taux de cotisation Ircantec d’un vacataire en 2026 ?

Sur la page des paramètres de l’Ircantec, la part salariale est de 2,84 % en tranche A, jusqu’à 4 005 € par mois, et de 7,06 % en tranche B. La part employeur est de 4,27 % et 12,75 %. Ce sont les taux d’appel du régime.

Le simulateur calcule-t-il le net d’un vacataire de l’université ?

Pas exactement. Il applique le barème du salarié du privé, avec l’Agirc-Arrco. Pour un établissement public, l’Ircantec remplace la retraite complémentaire. Le résultat donne un ordre de grandeur, mais la fiche de paie de l’établissement reste la référence.

Un vacataire peut-il être payé en dessous du SMIC horaire ?

Un salarié du privé ne peut pas l’être, quel que soit le mode de paiement, le SMIC horaire étant de 12,31 € brut depuis le 1er juin 2026. Dans l’enseignement supérieur, les taux de vacation sont fixés par un arrêté, à consulter au cas par cas.

Pourquoi ma vacation est-elle payée si tard ?

Le paiement dépend de la certification du service fait et du système de paie de l’établissement. Le ministère reconnaît des retards pouvant atteindre six mois et dit que la mensualisation prévue par la loi n’est pas encore effective partout.

Les vacations ouvrent-elles droit au chômage ?

Cela dépend de la durée travaillée et de la rémunération pendant la période de référence de l’assurance chômage. Une vacation occasionnelle à côté d’un emploi principal compte rarement à elle seule. Renseignez-vous auprès de France Travail avant de compter dessus.

Quelle est la différence entre un vacataire et un contractuel ?

Le vacataire effectue une tâche précise et ponctuelle, payée à l’acte, sans emploi permanent. Le contractuel occupe un poste avec un contrat à durée déterminée ou indéterminée et une rémunération mensuelle. Les droits et la protection diffèrent nettement.

Pour aller plus loin : organismes et ressources