Simulateur de salaire net en France (2026)

Calcul dans votre navigateur, sans envoi de données. Net = montant viré sur le compte bancaire (après cotisations et impôt à la source quand il existe). Résultat indicatif, voir les hypothèses affichées sous le résultat.

Samedi, dimanche, fériés : des logiques distinctes

Il n'existe pas de « majoration week-end » légale unique. Les règles se répartissent ainsi, d'après les fiches du Code du travail numérique et du service public :

JourCe que disent les sources consultées
DimancheLe repos hebdomadaire est donné en principe le dimanche ; la loi prévoit des dérogations. En contrepartie, le salarié peut obtenir un repos compensateur, une majoration de salaire, ou les deux
SamediAucune règle propre dans la fiche sur le travail du dimanche ; une éventuelle majoration vient de la convention collective, d'un accord ou du contrat
1er maiJour férié obligatoire pour presque tous les salariés ; s'il est travaillé, la rémunération est doublée
Autres jours fériésPas de doublement automatique : repos et paiement dépendent de l'accord applicable ou de l'employeur

La fiche du Code du travail numérique sur la contrepartie du travail dominical précise qu'elle ne donne ni le taux de majoration ni la durée du repos compensateur, et qu'elle ne détaille pas les cas où la majoration est obligatoire. Ces éléments se trouvent dans les articles du Code et surtout dans la convention collective. Si un accord d'entreprise et une convention de branche traitent tous deux du sujet, c'est l'accord d'entreprise qui prime d'après la même fiche, à condition d'être au moins aussi favorable que la loi.

Le point de départ : le taux horaire d'un salaire mensualisé

Un salarié à temps plein payé au mois travaille 151,67 heures par mois en moyenne (35 heures × 52 semaines ÷ 12). Pour obtenir le taux horaire, divisez le salaire de base par ce nombre. Avec 2 300 € bruts, le taux est de 15,1645 € l'heure, soit 15,16 € arrondi à la fin du calcul uniquement.

Cette valeur sert ensuite de pivot pour trois types de calcul différents : une majoration sur des heures déjà prévues dans l'horaire, un paiement d'heures supplémentaires et le doublement d'un jour férié. Ils reposent sur le même taux mais pas sur la même assiette, ce qui explique les écarts de lecture entre deux collègues.

Le Smic horaire brut vaut 12,31 € depuis le 1er juin 2026 : un taux horaire de base inférieur est un signal d'alerte, sauf cas particulier (stagiaire, apprenti, temps partiel mal converti).

Cas 1 : le dimanche travaillé dans l'horaire normal

Quand le dimanche fait partie du planning contractuel, les heures sont déjà comprises dans le salaire mensuel. Seule la contrepartie s'ajoute, et c'est elle que l'on calcule.

Hypothèse de travail (non légale) : un salarié non-cadre dispose d'un salaire de base de 2 300 € et sa convention accorde +50 % pour chaque heure de dimanche. Il travaille trois dimanches de 7 heures dans le mois.

ÉtapeCalculRésultat
Heures concernées3 × 7 h21 h
Majoration horaire15,1645 × 50 %7,5823 €
Majoration du mois7,5823 × 21 h159,23 €
Brut du mois2 300 + 159,232 459,23 €

Si l'accord ne prévoit qu'un repos compensateur, le brut reste à 2 300 € et c'est un nombre d'heures de repos qui s'ajoute au compteur. Si les deux contreparties existent, elles se cumulent.

Cas 2 : le samedi qui dépasse les 35 heures

Le cas est différent quand un samedi s'ajoute à une semaine déjà complète. Les heures effectuées à la demande de l'employeur au-delà de 35 heures par semaine sont des heures supplémentaires : majoration de 25 % pour les huit premières (de la 36e à la 43e heure), de 50 % ensuite, sauf taux fixé par un accord, avec un minimum de 10 % (fiche du service public, vérifiée le 8 juin 2026).

Ici, contrairement au dimanche de l'horaire normal, l'heure n'est pas incluse dans le salaire de base. On paie donc l'heure entière plus sa majoration. Pour 4 heures un samedi, avec le salaire de 2 300 € :

4 × 15,1645 × 1,25 = 75,82 € bruts

La contrepartie peut aussi prendre la forme d'un repos : une heure majorée de 50 % donne 1 h 30 de repos selon la même fiche. Attention à ne pas additionner la majoration « samedi » d'un accord et celle des heures supplémentaires sans lire l'accord : c'est le texte qui dit si elles se cumulent ou si la plus favorable s'applique.

Cas 3 : un 1er mai travaillé

La fiche du service public sur les jours fériés (vérifiée le 1er janvier 2026) indique que le salarié qui travaille le 1er mai voit sa rémunération doublée, et que le 1er mai chômé ne doit entraîner aucune perte de salaire. Les autres jours fériés travaillés n'ouvrent pas automatiquement droit à un doublement.

Pour un salarié mensualisé à 2 300 €, qui travaille 7 heures un 1er mai, le supplément équivaut à une journée de salaire en plus : 7 × 15,1645 = 106,15 € bruts, d'après la lecture la plus courante de cette règle. Si votre convention détaille un mode de calcul différent, c'est la convention qui s'applique, et cet exemple ne vaut que comme ordre de grandeur.

Ce qu'il reste en net : les trois scénarios comparés

Les chiffres suivants viennent du simulateur France de cette page (non-cadre, hors Alsace-Moselle, barème 2026, taux neutre de prélèvement à la source). Saisissez le brut mensuel de la première colonne pour retrouver chaque ligne.

ScénarioBrut mensuelNet avant impôtTaux neutreNet à payer
Salaire de base seul2 300,00 €1 820,67 €2,1 %1 781,06 €
+ majoration de 3 dimanches2 459,23 €1 946,72 €2,9 %1 888,23 €
+ 4 h supplémentaires du samedi2 375,82 €1 880,69 €2,9 %1 824,19 €
+ journée du 1er mai doublée2 406,15 €1 904,70 €2,9 %1 847,48 €

Sur les 159,23 € de majoration dominicale, 126,05 € restent avant impôt (1 946,72 − 1 820,67). Le net à payer progresse de 107,17 €. L'écart tient au prélèvement : le taux neutre passe de 2,1 % à 2,9 % quand la base mensuelle franchit un seuil de la grille, et il s'applique à la totalité de la base.

Deux limites : le simulateur ne gère pas l'exonération d'impôt sur les heures supplémentaires dans la limite de 7 500 € par an, ni la réduction de cotisations salariales sur ces heures (plafonnée à 11,31 % de leur rémunération d'après le service public). Il surestime donc légèrement les retenues du samedi supplémentaire.

Les erreurs fréquentes de calcul

Questions fréquentes

Le samedi est-il majoré par la loi ?

Les fiches officielles consultées ne prévoient pas de majoration légale propre au samedi. Une majoration éventuelle vient de la convention collective, d'un accord d'entreprise ou du contrat. Si le samedi fait dépasser 35 heures dans la semaine, les heures supplémentaires sont majorées de 25 % puis de 50 % sauf accord contraire.

Le travail du dimanche donne-t-il droit à un repos ou à une majoration ?

La fiche du Code du travail numérique indique que le salarié peut obtenir un repos compensateur, une majoration de salaire, ou les deux. Elle ne donne pas de taux : il faut consulter le texte légal, la convention collective ou l'accord applicable.

Que touche-t-on pour un 1er mai travaillé ?

D'après la fiche du service public vérifiée le 1er janvier 2026, la rémunération du salarié qui travaille le 1er mai est doublée. Les autres jours fériés ne donnent pas automatiquement droit à ce doublement : tout dépend de l'accord applicable ou de la décision de l'employeur.

Comment convertir un taux de majoration en euros ?

Divisez le salaire mensuel de base par 151,67 pour obtenir le taux horaire, multipliez par le pourcentage de majoration, puis par le nombre d'heures concernées. Pour 2 300 € bruts, +50 % sur 21 heures donne 159,23 € de majoration.

Le simulateur calcule-t-il directement les heures du week-end ?

Non. Il convertit un brut mensuel en net. Calculez d'abord votre brut total, majorations comprises, puis saisissez-le. Le simulateur n'applique pas les dispositifs propres aux heures supplémentaires ni les clauses de votre convention.

Pour aller plus loin : organismes et ressources