Simulateur de salaire net en France (2026)
Calcul dans votre navigateur, sans envoi de données. Net = montant viré sur le compte bancaire (après cotisations et impôt à la source quand il existe). Résultat indicatif, voir les hypothèses affichées sous le résultat.
Le simulateur est un point de comparaison, pas votre fiche de paie
Le simulateur du site calcule le net d'un salarié. Un kiné libéral n'a pas de brut, mais un bénéfice : recettes encaissées moins frais de cabinet. On peut en revanche utiliser le simulateur pour se poser la bonne question avant de s'installer : quel salaire dois-je viser pour que l'installation vaille la peine ?
Exemple : un salarié payé 3 600 € brut perçoit 2 849,75 € de net avant impôt, soit 2 628,33 € de net à payer avec le taux neutre 2026. Plus loin, on verra qu'un bénéfice de 54 000 € par an laisse, après les cotisations calculables, environ 3 493 € par mois avant l'Urssaf et l'impôt. Les deux niveaux sont proches, mais le libéral porte le risque de l'activité.
Les deux premières années : une base forfaitaire de 19 % du PASS
Tant que le revenu réel n'est pas connu, les cotisations provisionnelles reposent sur une base forfaitaire plafonnée à 19 % du plafond annuel de la sécurité sociale. Avec un PASS de 48 060 € en 2026, cela fait 9 131 €. Ce n'est pas un revenu que l'on gagne : c'est un montant de référence pour le calcul des appels.
Sur cette base, la retraite de base à 8,73 % représente environ 797 € pour l'année. S'y ajoutent les montants qui ne dépendent pas du revenu : 1 022 € de forfait d'invalidité-décès et 224 € d'avantage social vieillesse (ASV) pour un praticien conventionné, la caisse d'assurance maladie réglant de son côté 447 € au titre de l'ASV. Ces trois chiffres proviennent du bulletin 2026 de la Carpimko.
Deux dispositions peuvent alléger la première année. L'ACRE est accordée automatiquement pendant quatre trimestres et ne porte que sur le régime de base : la retraite complémentaire et l'ASV restent dues. Pour l'invalidité-décès, une exonération est possible l'année suivante lorsque les revenus restent inférieurs à 35 325 €, montant relevé dans un guide sectoriel et à confirmer auprès de la caisse.
La régularisation : le rattrapage qui surprend
Quand l'administration fiscale transmet le revenu réel, la caisse recalcule les cotisations de retraite de base et la part proportionnelle de l'ASV, et compare avec les sommes déjà appelées. Le résultat peut être un complément à payer, un solde nul ou un remboursement.
Illustration avec un bénéfice de 36 000 € la première année complète. L'assiette sociale est de 26 640 € (36 000 × 74 %). La retraite de base à 8,73 % devient 2 326 € alors que le forfait n'avait appelé que 797 €, soit un rattrapage d'environ 1 529 € sur cette seule ligne. À cela s'ajoutent les contributions sociales (CSG-CRDS) et les cotisations de l'Urssaf, que l'on ne peut pas chiffrer précisément ici.
Le conseil commun aux caisses est de demander la révision des provisions dès qu'on constate une hausse ou une baisse sensible de l'activité. Une hausse de revenu rapide impose de provisionner davantage pour éviter un choc de trésorerie.
Combien mettre de côté chaque mois ?
Plutôt que de découvrir un solde à payer, il est plus sûr de virer chaque mois sur un compte séparé une fraction des encaissements. Voici un cabinet de rythme de croisière, avec une hypothèse de travail : 7 500 € de recettes mensuelles et 3 000 € de frais (loyer, assurances, comptable, consommables), soit 4 500 € de bénéfice mensuel et 54 000 € par an. L'assiette sociale est alors de 39 960 €.
| Poste annuel | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| Retraite de base | 39 960 × 8,73 % | 3 489 € |
| Retraite complémentaire | 39 960 × 8,70 % | 3 477 € |
| Invalidité-décès | forfait | 1 022 € |
| ASV | part du praticien | 224 € |
| CSG-CRDS | 39 960 × 9,7 % | 3 876 € |
| Total chiffrable | 12 087 € |
Cela représente environ 1 007 € à mettre de côté chaque mois, soit 22,4 % du bénéfice. Il reste 41 913 € par an, c'est-à-dire 3 493 € par mois avant l'impôt et avant les cotisations de maladie et d'allocations familiales de l'Urssaf. Prévoyez une marge supplémentaire pour ces deux lignes, dont le montant dépend d'un barème progressif : l'organisme met à disposition un simulateur de cotisations.
Payer ses cotisations : calendrier des deux organismes
Deux organismes appellent des sommes à des dates différentes, ce qui complique le suivi de trésorerie.
- Urssaf : les provisions se paient chaque mois, le 5 ou le 20, ou chaque trimestre (5 février, 5 mai, 5 août et 5 novembre). Un avis de cotisations provisionnelles arrive en décembre pour l'année suivante, et la régularisation de l'année écoulée est notifiée à l'automne.
- Carpimko : deux modes de prélèvement sont proposés, mensuel de janvier à octobre, ou semestriel (25 mars et 25 septembre). Ces dates proviennent d'un guide sectoriel et sont à confirmer dans l'espace personnel de la caisse.
Tout retard peut entraîner des majorations et des pénalités, et peut affecter les droits à la retraite. Un compte professionnel distinct du compte personnel facilite le suivi et la séparation des fonds.
Frais professionnels : ce qui réduit le bénéfice
Le bénéfice, base de tout le calcul, dépend des frais que l'on déduit. Pour un cabinet de kinésithérapie, il s'agit surtout du loyer et des charges du local, de l'assurance de responsabilité civile professionnelle, du matériel de rééducation et de son amortissement, des consommables, des frais de comptabilité, des frais de formation continue, de la cotisation ordinale et des frais de déplacement liés à l'activité.
Tout achat important doit être arbitré : il baisse le bénéfice donc l'impôt et l'assiette sociale, mais vide la trésorerie. En première année, on évite de surinvestir avant d'avoir une idée de la patientèle, tout en conservant les justificatifs de chaque dépense, indispensables en cas de contrôle.
Cas particuliers : cumul avec un emploi salarié et remplacement
Beaucoup de kinésithérapeutes démarrent en conservant un poste salarié à temps partiel. Ils relèvent alors à la fois du régime salarié pour leur emploi et de la Carpimko pour leur activité libérale ; l'affiliation est obligatoire dès l'exercice libéral, y compris en cumul. Le simulateur permet de chiffrer la partie salariée avec le brut du contrat, et le calcul libéral de cette page s'applique à la partie bénéfice.
Un remplaçant ou un collaborateur est également libéral : son revenu est la part d'honoraires qu'il garde après rétrocession ou redevance, et ses cotisations suivent les mêmes règles.
Questions fréquentes
Combien un kiné libéral paie-t-il de cotisations la première année ?
Les cotisations provisionnelles reposent sur une base forfaitaire égale à 19 % du PASS, soit 9 131 € en 2026. Sur cette base, la retraite de base à 8,73 % représente environ 797 €. Le forfait d'invalidité-décès de 1 022 € et l'ASV de 224 € s'y ajoutent.
L'ACRE s'applique-t-elle à la Carpimko ?
Selon un guide sectoriel, elle est accordée automatiquement pendant quatre trimestres, mais seulement pour le régime de base. La retraite complémentaire et l'ASV restent dues. À confirmer auprès de la caisse pour votre situation.
Pourquoi reçoit-on un complément de cotisations après la première année ?
Parce que les cotisations de départ sont calculées sur une base forfaitaire. Quand le revenu réel est connu, la caisse recalcule : avec un bénéfice de 36 000 €, la retraite de base passe de 797 € à environ 2 326 €, soit un rattrapage de 1 529 €.
Quelle part du bénéfice mettre de côté chaque mois ?
Pour un bénéfice de 54 000 €, les lignes chiffrables (retraite, invalidité-décès, ASV, CSG-CRDS) représentent environ 22,4 %, soit 1 007 € par mois. Il faut y ajouter une marge pour les cotisations de maladie et d'allocations familiales de l'Urssaf, puis l'impôt.
Le simulateur de la page peut-il calculer mon revenu net de libéral ?
Non, il s'applique à un salarié. Il fournit un salaire de comparaison, par exemple 2 849,75 € de net avant impôt pour 3 600 € brut, pour juger si le bénéfice envisagé justifie le choix de l'installation.
Pour aller plus loin : organismes et ressources
- Carpimko — Des cotisations adaptées à mes revenus (je m'installe)Décrit les cotisations de la caisse pour un professionnel qui s'installe.
- impots.gouv.fr — Professions indépendantesRassemble les démarches fiscales des indépendants : déclaration de revenus et régimes d'imposition.
- economie.gouv.fr — Micro-entreprise : dans quels cas changer de régime ?Aide à comparer le micro-régime et le régime réel selon les frais engagés.
